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Étude de McGill

Des signes précurseurs de l’autisme dès l’âge de six mois

Emmanuel Martinez | Agence QMI

archives TVA Nouvelles

Des altérations découvertes dans le cerveau d’enfants âgés de six mois et d’un an permettent d’identifier ceux qui risquent de souffrir d’un trouble du spectre de l’autisme, selon une récente étude menée par des chercheurs de l’Université McGill.

«Les résultats que nous avons obtenus indiquent qu’il existe des anomalies dès l’âge de six mois dans le cerveau des nourrissons qui présenteront plus tard un trouble du spectre de l’autisme, et que ces anomalies précoces touchent les régions participant au traitement des informations sensorielles et non dans les régions intervenant dans les fonctions cognitives supérieures», a mentionné par communiqué John Lewis, auteur principal de l’étude et chercheur à l’Institut et hôpital neurologiques de Montréal de l’Université McGill et au Centre Ludmer en bioinformatique et santé mentale.

Pour arriver à ces conclusions, les scientifiques ont examiné la connectivité cérébrale de 260 nourrissons âgés de six mois et un an, plus précisément en évaluant la longueur et la force des connexions entre diverses régions du cerveau.

Les jeunes enfants dont les liens cérébraux dans les régions notamment liées au langage, à l’audition, à la vision ou au toucher étaient plus faibles avaient beaucoup plus de risque d’avoir des symptômes autistiques à l’âge de deux ans.

Cette découverte permet donc d’exclure certains facteurs environnementaux comme cause possible de la maladie. Elle donne aussi l’occasion aux chercheurs de réduire les facteurs et les causes génétiques à l’origine de l’autisme.

«Nous espérons que les résultats de notre étude permettront de mieux comprendre les mécanismes à l’origine du trouble du spectre de l’autisme et de mettre au point des interventions efficaces», a dit John Lewis.

Cette recherche a été publiée au début août dans la revue «Biological Psychiatry».

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