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«Invités de Justin Trudeau»

Lisée a tenu des propos «indignes», dénonce Louise Harel

Kathryne Lamontagne | Agence QMI

 - Agence QMI

L’ex chef intérimaire du Parti québécois, Louise Harel, a qualifié d’«indignes» les propos tenus par Jean-François Lisée à l’effet que les demandeurs d’asile étaient les «invités de Justin Trudeau».

Députée péquiste durant près de 30 ans et ancienne ministre, Louise Harel a dénoncé sur Twitter des déclarations formulées par l’actuel chef du PQ à l’égard des migrants qui ont traversé la frontière canado-américaine de façon irrégulière. Jean-François Lisée les avaient accusés lundi d’être les «invités» du premier ministre canadien.

 

«Ma déception vient de cette déclaration que je considère indigne, a commenté Mme Harel, jointe par téléphone. Il ne faut pas s’en prendre à ces personnes, qui sont plutôt les victimes de déclarations que M. Trudeau a faites.»

Elle aurait grandement préféré que M. Lisée dénonce directement les propos de Justin Trudeau, qui ont laissé croire aux demandeurs d’asile qu’ils pourraient trouver refuge au Canada, plutôt que de transformer ces personnes en "boucs émissaires".

«C’est tirer sur ces gens qui ont cru les fausses informations qui ont été grandement véhiculées, résume-t-elle. Ils sont venus et c’est tout dernièrement qu’on voit les ministres fédéraux se rétracter en disant que ce n’est pas parce qu’ils sont entrés que pour autant, ils pourront rester.»

Au fédéral de payer

Si elle condamne la forme des propos de M. Lisée, elle est toutefois en accord avec lui sur le fond : le fédéral doit payer pour les demandeurs d’asile qui entrent de façon irrégulière au pays.

Loin de vouloir la tête du chef du Parti québécois, elle aurait toutefois souhaité qu’il «s’élève au-dessus de la mêlée». «Je pense que Jean-François Lisée ne mérite pas plus un blâme que M. [Philippe] Couillard qui fait de la petite politique avec l’immigration ou M. [François] Legault», a-t-elle précisé, se disant «tout aussi indignée du traitement partisan» de cet enjeu.

Mme Harel considère cette prise de parole comme une tape sur les doigts. «On peut critiquer une de ses déclarations sans pour autant vouloir autre chose que de lui faire savoir qu’on ne veut pas que ça se reproduise», a-t-elle terminé.

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