/news/law

Victoriaville

Un fraudeur circule dans une voiture de 55 000 $

Agence QMI 

Courtoisie

Un fraudeur toujours sous le coup d’une peine de quatre ans de pénitencier roule pourtant dans une voiture de luxe à 55 000 $ alors que ses victimes attendent toujours un remboursement de 60 000 $ exigé par le tribunal.

Fraudeur récidiviste, Éric Lavoie a des «goûts de luxe». Avant d’être condamné à quatre ans de détention pour des fraudes totalisant 100 000 $, l’homme ne manquait pas d’imagination pour entretenir son énorme train de vie.

Le résident de Victoriaville avait notamment utilisé des chèques sans provision pour se payer trois voitures de luxe chez le concessionnaire ainsi que des voyages chez des voyagistes.

En semi-liberté depuis novembre, l’homme de 51 ans s’est adressé à la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) la semaine dernière afin d’obtenir sa libération conditionnelle totale.

Marque censurée

Or, malgré l’attitude conformiste de Lavoie, la Commission s’est inquiétée du fait que le récidiviste circule avec une voiture de luxe à 55 000 $.

«Il est étonnant de constater qu’un individu qui a autant de dettes à rembourser utilise, à sa sortie de prison, un véhicule aussi luxueux», est-il écrit dans le rapport de la CLCC, qui a toutefois censuré la marque de la voiture.

Incapable de se payer le véhicule, c’est un membre de la famille d’Éric Lavoie qui aurait acquis l’auto pour lui afin qu’il ait «un standing de luxe».

La CLCC rapporte aussi qu’il a été «laborieux» d’obtenir un «portrait clair» des dettes de Lavoie.

Dette de 60 000 $ aux victimes

En plus d’être condamné à payer une somme de 60 000 $ à ses victimes, somme qui n’est toujours pas versée, Lavoie a une dette de faillite de plus d’un million de dollars au ministère du Revenu et d’autres créances dues à des fournisseurs.

Plus encore, «votre épouse a elle aussi été entraînée dans une faillite personnelle», alors que le couple vient «tout juste de passer au feu et que l’assurance n’a pas encore terminé son travail d’évaluation», analyse la CLCC.

«Cet état de situation est plutôt alarmant», a donc estimé la Commission, qui a prolongé la semi-liberté d’Éric Lavoie. L’homme s’est aussi vu interdire d’exploiter une entreprise ou d’être travailleur autonome, situations dans lesquelles il était lors de ses fraudes.

 

Dans la même catégorie