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Fraude et du trafic d’influence

Allégations visant deux élus libéraux: Yves Francoeur a rencontré la SQ

Pascal Dugas Bourdon | Agence QMI

Le président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, Yves Francoeur, a rencontré des enquêteurs de la Sûreté du Québec (SQ) en mai dernier à la suite de ses révélations voulant qu’une enquête criminelle visant deux élus libéraux, dont un toujours en poste, soit «bloquée».

«À la suite de mon entrevue avec Paul Arcand [au microphone du 98,5 FM, à Montréal], j’ai rencontré les enquêteurs de la Sûreté du Québec et je leur ai remis une déclaration en bonne et due forme, le 15 mai dernier», a-t-il expliqué lors d’une mêlée de presse, mercredi, à Québec.

«Je n’ai aucune idée où s’est rendu présentement. Ce n’est pas ma responsabilité. Moi, j’assume mon propos, je ne suis pas gêné, j’ai fait mon devoir», a également indiqué M. Francoeur.

Le policier n’a pas voulu donner quelconque indice sur l’identité des élus qui font possiblement l'objet d'une enquête et a refusé de répondre aux autres questions sur le sujet.

«Obstruction»

Lors de sa déclaration à la radio, en avril dernier, M. Francoeur avait soutenu que le processus judiciaire avait subi de l’«obstruction» après que l’enquête de la SQ eut été terminée, ce qui expliquerait qu’aucune accusation n’ait été déposée contre les deux politiciens.

Les gestes qui leur seraient reprochés concernent de la fraude et du trafic d’influence dans le but de servir au financement du Parti libéral du Québec (PLQ), avait également indiqué M. Francœur, au 98,5 FM.

«Si ça avait été n’importe qui d’autre qui avait été impliqué, il y aurait eu des accusations», avait dit M. Francœur, en se basant sur des témoignages qui lui avaient été rapportés.

Faire la lumière

Le Parti québécois (PQ) a réitéré mercredi son souhait que les allégations de M. Francoeur soient entendues et considérées. «Je souhaite qu’on puisse faire toute la lumière sur les affirmations de M. Francoeur, qui est un homme crédible, quant à moi», a indiqué le leader parlementaire du PQ, Pascal Bérubé.

«M. Francoeur est allé au bout de sa démarche. Il a fait une déclaration. Et j’espère qu’on ira jusqu’au bout», a-t-il ajouté.

Le député de la CAQ André Spénard a lui souhaité rappeler que «c’est à la Sûreté du Québec et ensuite au Directeur des poursuites criminelles et pénales de prendre les mesures nécessaires, s’il y a matière à enquête et s’il y a matière à accusation».

 

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