/news/society

Quatre mois plus tard

Des sinistrés des inondations toujours au motel

TVA Nouvelles

Des centaines de sinistrés des inondations printanières, à Gatineau, sont toujours obligés de vivre dans des motels, et ce, quatre mois plus tard. Il y a peut-être de quoi être découragé.

Même si l'eau s'est résorbée, les résidents ne sont pas tous encore rentrés chez eux, car de nombreux foyers demeurent inhabitables.

C'est le cas de la maison où Marc Thomas a grandi. Elle est une perte totale. Il attend toujours de savoir combien il obtiendra en dédommagement du gouvernement. Entre temps, son père âgé habite depuis maintenant quatre mois dans un motel, aux soins de la Croix-Rouge.

«Tu sais, à 75 ans, tu es encore au motel, ça n'a pas de bon sens», déplore-t-il.

Dans le secteur Pointe-Gatineau, plusieurs des résidences sont condamnées et devront être démolies, mais les résidents disent qu'ils ne savent toujours pas sur quel pied danser.

«Tu attends après l'argent. Ça fait quatre mois que tu attends après l'argent» explique un homme.

En tout, au Québec, 234 familles sont toujours hébergées par la Croix-Rouge, près de la moitié d'entre elles à Gatineau.

Le ministre de la Sécurité publique explique les délais par l'ampleur du sinistre qui a frappé la province.

«Cette quantité énorme de cas implique évidemment des délais qu'on souhaite les plus courts possible. Et on travaille là-dessus», affirme le ministre Martin Coiteux.

Mais des sinistrés se demandent s'ils pourront tenir le coup. «Surtout, un homme heureux comme mon père, ça doit être dur sur le moral», conclut M. Thomas.

Dans la même catégorie