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Irma dévaste l’île Saint-Barthélemy

Des heures d'angoisse pour des adolescents à Drummondville

Shanny Hallé | TVA Nouvelles

Des élèves originaires de l'île Saint-Barthélemy qui fréquentent le Collège Saint-Bernard à Drummondville, dans le Centre-du-Québec, sont toujours inquiets à la suite du passage dévastateur de l’ouragan Irma. Sans nouvelles de leurs proches, certains craignent le pire.

Les 24 dernières heures ont été difficiles pour Matteo Miceli, un étudiant étranger originaire de cette île française des Petites Antilles.

Après le passage de l'ouragan Irma, qui a complètement dévasté l'île, l'adolescent de 16 ans était toujours sans nouvelles de sa famille quand son père l’a finalement contacté jeudi matin.

«J'étais angoissé parce que je n'avais aucune nouvelle de mes parents. Je ne savais absolument rien, je devais être patient», a expliqué Matteo Miceli. C'est compliqué de se concentrer, de faire une vie normale ici en sachant que sa famille, on ne sait pas ce qui se passe. Du coup, on a pu se parler pour qu'il me dise que tout va bien.»

Plusieurs des 25 élèves originaires de Saint-Barthélemy qui étudient au Collège Saint-Bernard de sont toujours dans l'attente d'un signe de vie de la part de leurs proches.

«Les informations arrivent au compte-goutte, car il faut comprendre que ce n'est pas partout qu'il y a de l'électricité», a expliqué le directeur général du Collège Saint-Bernard, Dominic Guévin.

«Là, c'est l'attente. Ce sont des jeunes de 15, 16, 17 ans, donc pour eux c'est sûr qu'il y a une certaine angoisse de dire qu'ils n'ont pas eu encore de nouvelles», a mentionné Dominic Boisclair, coordonnateur aux communications et événement du Collège Saint-Bernard.

À des milliers de kilomètres de la maison, les élèves se sentent impuissants face à la désolation.

«L'île est complètement dévastée. L'aéroport est devenu une plage, les voitures sont renversées, tout est détruit. C'est assez tragique», a dit Matteo.

L’établissement a mis en place une cellule de gestion de crise.

«Les élèves peuvent parler en tout temps, parler avec un adulte, un éducateur, ils peuvent en tout temps demander de l'aide», selon M. Guévin.

Pour venir en aide aux familles qui ont tout perdu, une campagne d'aide monétaire ou matérielle pourrait être organisée par le Collège Saint-Bernard.

«On est de tout cœur avec eux», a dit M. Guévin.

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