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Franchise

Un McDonald’s fermé temporairement... faute d’employés

Stéphanie Gendron | Agence QMI

Un des trois McDonald’s de Val-D’Or en Abitibi, celui du centre-ville, doit fermer quelques semaines en raison d’un manque de main-d’œuvre et pour éviter de brûler complètement les employés en place.

La franchisée Isabelle Leblanc n’a jamais vu une telle situation en 37 ans et a dû se résoudre à prendre cette décision assez drastique.

Le manque de main-d’œuvre se fait plus criant depuis 2011. Pour alléger le problème, la propriétaire franchisée des McDonald’s de Val-D’Or, Amos, La Sarre et Malartic, embauche des travailleurs étrangers, donne des primes, paye ses employés à temps plein 13 $ de l’heure et ferme ses portes la nuit. 

«Depuis avril que c’est ultra difficile, mais avec le retour à l’école, c’est pire. On va donc rapatrier tout le monde aux deux autres restos de Val-D’Or environ trois semaines, le temps d’un blitz de formations adéquates et d’embauches. C’est une décision pour ne pas brûler les employés en place et je suis désolée que ça affecte les clients», dit Isabelle Leblanc.

50 employés

Ce n’est pas faute de clients qu’elle prend cette décision, puisqu’elle enregistre une hausse des ventes de 5 %, même si c’est fermé la nuit. Il lui manque 50 employés pour les trois franchises de Val-d’Or.

Elle dit aussi avoir remarqué que d’autres restaurants et commerces de Val-d’Or ont réduit leurs heures d’ouverture par manque d’employés également. «Les entrepreneurs sont tellement désespérés. On se vole tout le monde», se désole-t-elle.

La Chambre de commerce locale confirme que 400 emplois sont disponibles juste à Val-D’Or. Le taux de chômage est parmi les plus bas au Québec. 

«Ç’a toujours été un dossier prioritaire, mais ça l’est de plus en plus. Il y a la réalité sociodémographique et les étudiants qui retournent à l’école», indique la directrice Hélène Paradis. Les mines embauchent aussi beaucoup d’employés à des salaires plus qu’intéressants.

Solutions

La solution passe notamment par les travailleurs étrangers, croit Isabelle Leblanc. Elle en accueillit quelques années à partir de 2012, mais ils ont pour la plupart quitté pour les grands centres une fois leur résidence permanente obtenue.

«On a besoin du gouvernement, qu’il fasse une politique qui favoriserait les gens qui s’en vont s’établir dans les régions. Et il ne faut pas que ça prenne un an pour prendre ces décisions-là, on va mourir», pense Isabelle Leblanc.

Hélène Paradis croit aussi que l’immigration est une piste de solution intéressante qui est actuellement travaillée. 

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