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Le producteur a son siège social en Abitibi

Mines Richmont vendu à une compagnie ontarienne

David Prince | Agence QMI 

Le seul producteur minier à avoir son siège social en Abitibi, Mines Richmont, est vendu à une compagnie ontarienne pour près de 700 millions $.

Mines Richmont est un symbole en Abitibi alors que la très grande majorité des compagnies qui exploitent des mines d’or dans le nord-ouest du Québec proviennent de l’extérieur du Québec. «C’est certain que c’est triste pour le nom Mines Richmont. Mais les annonces d’aujourd’hui sont une bonne nouvelle pour nos employés», a assuré le vice-président des opérations à Mines Richmont, Christian Bourcier.

La minière québécoise a d’abord annoncé avoir vendu ses actifs à l’ontarienne Alamos pour un montant de 683 M$, soit 22% de plus que ce que les actions valaient à la fermeture vendredi.

Richmont a également annoncé avoir vendu sa mine Beaufor de Val-d'Or ainsi que l’usine Camflo de Malartic qui transforme le minerai en lingots d’or à l’entreprise Corporation minière Monarques. Avec ces deux transactions, Alamos devient un des actionnaires principaux de Monarques avec 20% des actions.

«C’est l’idéal pour nos employés. Ça va renforcer les emplois en région puisque Monarques a plusieurs projets dans le secteur de Val-d’Or. Monarque devient un joueur important en Abitibi. Pour Richmont, l’actif principal était Island Gold (une mine située en Ontario)», a dit M. Bourcier.

Même si le siège social sera transféré en Ontario, M. Bourcier assure que le bureau de Rouyn-Noranda demeurera ouvert. Mines Richmont engage environ 180 personnes en Abitibi.

L’Abitibien Jean-Guy Rivard avait fondé mines Richmont en 1981. Au fil des ans, l’entreprise a exploité sept mines.