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À bord d'un avion d'Air Canada

Des Canadiens évacués des îles Turks-et-Caïcos

TVA Nouvelles

Malgré les témoignages de Québécois en colère qui s’accumulent, Ottawa assure faire tout ce qu’il faut pour porter assistance aux ressortissants d’ici qui se trouvent toujours dans les zones frappées par l’ouragan Irma.

L'aéroport aux îles Turks-et-Caicos a rouvert, permettant ainsi de rapatrier les ressortissants canadiens à bord d'un vol d'Air Canada et d'un autre de WestJet.

Un appareil de cette dernière compagnie a également été envoyé pour aller chercher les dizaines de Canadiens coincés à Saint-Martin.

«On fait tout ce qu’il faut pour que [l’avion d’Air Canada toujours sur place] puisse décoller plein et dans les meilleurs délais», avait expliqué la ministre du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau.

Un avion militaire a été envoyé pour rapatrier les Canadiens qui ne se trouvent pas de place dans les vols commerciaux.

«On a commencé à travailler dès le début. C'est une situation qui était pas mal chaotique», a affirmé le ministre canadien des Transports. «Chaque pays administrait son aéroport selon ses priorités. «Toute la question humanitaire passait de façon prioritaire», a ajouté Marc Garneau.

 

 

Des touristes québécoises coincées aux îles Turks-et-Caïcos qui avaient raconté à TVA Nouvelles qu’il leur était impossible de quitter l’endroit à bord d’un avion d’Air Canada qui s’y trouvait depuis dimanche, ont reçu la confirmation qu'elles rentreront au pays lundi.

«On leur a dit qu'ils pourraient prendre un avion de Sunwing. Finalement, le deuxième avion de Sunwing n’est jamais arrivé. Il faisait 45 degrés, ils étaient dans le stationnement de l'avion», a raconté un proche d’un passager à Montréal-Trudeau.

Impossible d'y aller à cause de la tempête

La ministre Bibeau dit aussi être en communication avec les Canadiens qui se sont inscrits sur le site du gouvernement pour indiquer qu’ils se trouvaient à l’étranger et avec les familles qui ont contacté le Centre de surveillance et d’intervention «est ouvert en tout temps».

Elle assure que ça fait plusieurs jours qu’ils travaillent sur le dossier. «Mais on ne pouvait pas y aller dès le départ» parce que la tempête faisait rage. Elle ajoute d’ailleurs que plusieurs aéroports sont endommagés.

Que répond-elle aux Canadiens mécontents? «Je comprends que la situation est très difficile pour eux, mais on n’est pas sur notre territoire [...] et c’est pas parce qu’on arrive avec un avion militaire qu’on va avoir plus accès à l’aéroport que si on arrive avec un avion de passagers», dit Mme Bibeau. «Tous les partenariats sont en place; tout ce qu’il nous manque, c’est l’autorisation de décoller, et je vous assure qu’on est très actifs pour l’obtenir», a-t-elle ajouté.

En attendant, les touristes qui s’y trouvent toujours «sont logés et leur sécurité physique n’est pas compromise». «C’est sûr qu’ils vivent une situation extrêmement difficile, on en convient, mais ils sont en santé, ils sont dans un milieu sécurisé, qui n’est pas agréable, et c’est sûr qu’ils ont vécu un stress, mais je vous assure qu’on fait tout à tous les niveaux pour que les besoins essentiels soient couverts», a conclu Marie-Claude Bibeau.

Aucun autre plan de rapatriement n’a été annoncé pour le moment pour les autres îles touchées. Ottawa dit avoir reçu 368 demandes d'aide de voyageurs canadiens répartis sur 10 îles.

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