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Rosemont-La-Petite-Patrie

Une ruelle verte ravagée par un camion

Frédéric T. Muckle | 24 Heures

COURTOISIE

Excédés par des camions qui osent s'aventurer dans leur ruelle verte étroite, des résidents de l'arrondissement Rosemont-La Petite-Patrie souhaite une meilleure signalisation pour éviter de devoir constamment réparer les dégâts des conducteurs téméraires.

Le dernier incident remonte à la semaine dernière, alors qu’un chauffeur d’un camion de livraison souhaitant effectuer un virage à 90 degrés a abîmé la ruelle située entre les rues des Écores et Louis-Hémon à plusieurs endroits.

Sur son passage, il a brisé des plates-bandes, des clôtures, un banc et même certains coins d’asphalte.

«Je commence à en avoir ras le bol», s’est exclamé Jean Buteau, qui estime qu’il devra débourser 1000 $ pour réparer sa clôture brisée lors de l’incident.

Plusieurs résidents disent avoir remarqué une hausse du nombre de passages de camions de livraison depuis l’installation, il y a environ 7 ans, de l’épicerie Rachelle-Béry qui reçoit de la marchandise à l’entrée de la ruelle.

Il a été impossible de parler à un responsable du commerce, mais un employé a expliqué que les livreurs sont aidés par les employés pour éviter qu’ils passent à travers la ruelle.

Selon Jean-Jacques Jobin, qui était sur les lieux lors des événements, l’arrondissement devrait en faire plus pour régler le problème.

«L’arrondissement devrait prendre ses responsabilités et, au minimum, mettre des panneaux aux entrées pour dire que ça ne passe pas», a déploré l’homme de 87 ans.

Marie-Claude Perreault, chargée des communications pour l’arrondissement, a expliqué qu’aucune plainte n’a été reçue concernant le passage de camion dans les ruelles résidentielles, raison pour laquelle le problème n’avait pas été identifié.

Concernant le cas de cette ruelle, Mme Perreault a indiqué que l’arrondissement va d'abord analyser la situation et travailler en collaboration avec son partenaire, l'Écoquartier, ainsi que le comité de la ruelle verte concernée pour identifier des pistes de solution.

Pour la sécurité des enfants

Pour Stéphanie Rivier, mère de deux jeunes garçons et résidente de la rue Louis-Hémon, cette histoire concerne surtout la sécurité des enfants.

«Maintenant, on ne se demande plus s’il va avoir un accident, mais plutôt quand il va avoir un accident», a-t-elle déploré en précisant qu'une trentaine d’enfants profitent de la ruelle verte.

«Lorsque le camion doit ressortir de reculons [...], il pourrait y avoir des enfants derrière, un bébé, une poussette, il ne le saura jamais le conducteur, a expliqué Pascal Mailhot, un autre parent. Il ne faudrait pas attendre que le pire arrive pour agir.»

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