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Meurtre au Maxi

Une scène à glacer le sang

Michael Nguyen

Le jeune homme accusé d’avoir sauvagement poignardé dans le dos l’employée d’un Maxi qui l’avait rejeté n’a montré aucune émotion en regardant les photos à glacer le sang de la scène de crime.

Assis dans le box des accusés derrière une grande baie vitrée, Randy Tshilumba est resté de marbre à son procès pour meurtre ce lundi, alors qu’une technicienne de scène de crime retraçait son parcours dans un supermarché de la rue Papineau, le 10 avril 2016.

 

Ce jour-là, Tshilumba était entré dans le Maxi longeant l’autoroute 40 à Montréal. Après s’être dirigé vers le fond du commerce, il a bifurqué pour arriver à la section des vêtements pour enfants.

C’est là qu’il aurait croisé Clémence Beaulieu-Patry et qu’il l’aurait poignardée à 14 reprises avec un couteau de chasse. Quelques jours plus tôt, il aurait tenté d’obtenir son numéro de téléphone, mais la jeune femme de 20 ans avait refusé ses avances.

Les deux se connaissaient seulement pour avoir été à la même école secondaire, mais ils ne se parlaient pas, avait expliqué Me Catherine Perreault de la Couronne, lors de son exposé d’ouverture du procès la semaine passée.

Accusé de marbre

Tout au long de la matinée, l’agente Chantal Cusson a présenté les photos prises dans le supermarché quelques heures après le drame.

«Il y avait beaucoup de sang», a commenté l’agente Cusson.

Quelques-unes d’entre elles montraient la victime innocente morte dans une flaque de sang, recouverte d’un drap, tandis que d’autres permettaient de voir le cadavre.

Tshilumba les a toutefois toutes regardées sans avoir la moindre émotion. Il a toutefois semblé pensif lorsqu’une photo de la housse mortuaire est apparue à l’écran devant lui dans la salle d’audience, mais il a vite repris son air impassible.

Le procès présidé par la juge Hélène Di Salvo, se poursuit cet après-midi au palais de justice de Montréal. Tshilumba est défendu par Mes Philippe Larochelle et Sébastien Chartrand.

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