/news/law

Attentat à la pudeur et de grossière indécence

Agressée par son père adoptif

Kathleen Frenette | Agence QMI

Le procès d’un homme accusé d’attentat à la pudeur et de grossière indécence au tournant des années 80 s’est ouvert, mardi, et c’est devant douze de ses pairs qu’il sera jugé au cours des prochains jours.

C’est en 1965 que la victime au présent dossier a vu le jour. Elle n’a jamais connu son père biologique et a été adoptée à la fin des années 60 par le nouveau conjoint de sa mère.

La famille est alors composée de quatre enfants et elle réside dans le quartier Les Saules, jusqu’en 1977, date à laquelle l’accusé, que l’on ne peut nommer en raison d’une ordonnance de non-publication, sera appelé à déménager près de Montréal à la suite d’une promotion.

«Visites nocturnes»

C’est à cette date que Gabrielle (prénom fictif) situe le début des premières «visites nocturnes» de celui qu’elle considérait alors comme son père.

«En cours de procès, cette dernière va venir vous raconter comment, une nuit, elle a subi ses premiers attouchements à la vulve et de la peur qu’elle a ressentie», a fait savoir le poursuivant qui pilotera le dossier, Me Michel Bérubé.

Le procureur a également fait savoir aux membres du jury qu’à l’époque, Gabrielle en avait parlé à sa mère, qui ne l’avait toutefois pas crue. Enterrant son secret, elle aurait subi les assauts de l’homme jusqu’à l’aube de ses 18 ans. Par la suite, une lettre écrite par l’accusé en 2012 a rouvert la boîte de Pandore, l’amenant à porter plainte contre lui.