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Accidents de travail

Le syndicat des métallos accuse les minières

Agence QMI

Le syndicat des métallos reproche aux entreprises minières du Québec de participer à «un carnage» en «boudant» les comités en prévention des accidents, un constat que l’Association minière du Québec (AMQ) contredit.

«Les minières doivent cesser leur boycott des comités de travail de la CNESST en cours depuis près d’un an et travailler sérieusement à améliorer la santé et la sécurité dans les mines», a écrit le syndicat, par communiqué, mardi.

Selon les métallos, il s’est écoulé près d’un an depuis que les sous-comités de travail de la Commission des normes, de l’équité et de la santé et la sécurité (CNESST) ont pu se réunir «faute de participation des représentants des minières».

De son côté, l’AMQ se défend de mettre la vie de ses employés en danger et a même vanté le bilan en sécurité de ses membres.

«Jamais, au grand jamais, les entreprises minières ne mettront en danger leurs travailleurs. Leur santé et leur sécurité passent avant tout, ça doit être clair», a déclaré Josée Méthot, présidente-directrice générale de l’AMQ, par communiqué.

«Le dévouement de tous les travailleurs et des gestionnaires a permis de diminuer de 22 % la fréquence des accidents dans les mines souterraines au cours des six premiers mois de 2017, comparativement à la même période en 2016», a-t-elle ajouté.

La sortie du syndicat des métallos survient quelques jours après un accident de travail mortel, survenu à la mine Kiena, en Abitibi-Témiscamingue.