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Dépression

L’état mental du meurtrier allégué est évoqué une première fois

Michael Nguyen | Agence QMI 

Le jeune homme accusé d’avoir assassiné une employée d’un Maxi qui l’avait rejeté souffrirait de dépression, révèlent des documents saisis par les policiers après le drame.

«Anxiété et symptômes de dépression aggravés par sa situation sociale difficile», peut-on lire sur une note de consultation en psychologie trouvée chez Randy Tshilumba.

Une autre note fait état d’un trouble de l’anxiété avec humeur dépressive, tandis que les enquêteurs ont trouvé une bouteille de Citalopram, un médicament dont le jury ignore l’utilité.

Pour la première fois depuis le début du procès, l’état mental de Tshilumba a ainsi été évoqué au jury, bien qu’aucune explication ne leur ait été donnée.

«Le contenu [des éléments trouvés] n’est pas du tout pertinent à ce stade-ci», a expliqué la juge Hélène Di Salvo aux jurés.

Tous ces éléments ont été trouvés dans la chambre de Tshilumba, qui est accusé du meurtre au premier degré de Clémence Beaulieu-Patry dans un Maxi à Montréal.

Selon la preuve de Catherine Perreault, de la Couronne, les deux se connaissaient pour avoir été à la même école secondaire, mais ils ne se parlaient pas.

Poignardée

Quelques jours avant la mort de Clémence, Tshilumba se serait présenté au Maxi de la rue Papineau pour tenter d’aborder la jeune femme de 20 ans. Cette dernière aurait toutefois refusé ses avances.

Tshilumba serait alors revenu dans l’épicerie le 10 avril 2016, cette fois avec un sac à dos et un couteau de chasse. Après avoir parcouru les allées, il se serait dirigé vers la jeune femme pour la poignarder par-derrière à 14 reprises avant de prendre la fuite.

«Il y avait beaucoup de sang», a commenté la technicienne en scène de crime Chantale Cusson.

Il a été arrêté peu après avoir jeté ses vêtements et effectué des recherches sur internet, entre autres sur la façon de commettre le crime parfait, selon la preuve que compte présenter la poursuite.

De marbre

Pendant une partie de la journée de lundi, la policière a présenté les photos prises dans le supermarché quelques heures après le drame. Certaines des images étaient à glacer le sang, comme celle du cadavre de Clémence au milieu d’une allée d’épicerie. D’autres montraient une flaque de sang, ou encore le corps de la victime recouvert d’un drap.

Tshilumba les a toutes regardées attentivement, sans la moindre émotion. Il a toutefois semblé pensif lorsqu’une photo de la housse mortuaire est apparue à l’écran devant lui dans la salle d’audience, mais il a vite repris son air impassible.

Le procès se poursuit aujourd’hui, au palais de justice de Montréal. Tshilumba est défendu par les avocats Philippe Larochelle et Sébastien Chartrand.

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