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Absent depuis le début de l'année

Paradis a toujours des maux de tête

Robert Plouffe | Agence QMI

caucus liberal

Simon Clark/Agence QMI

Absent de l’Assemblée nationale depuis le début de l’année, le député Pierre Paradis ne sera pas de retour à la reprise des travaux parlementaires le 19 septembre.

M. Paradis a refusé, ce week-end, d’accorder une entrevue à notre Bureau d’enquête, alors qu’il rentrait à sa maison de Bedford avec sa conjointe. L’élu de Brome-Missisquoi, expulsé du conseil des ministres et du caucus libéral en février, est descendu côté passager et s’est éclipsé par la porte arrière de la maison familiale.

Sa conjointe, Anne Chalifour, a accepté de nous parler brièvement.

Selon elle, M. Paradis serait toujours en période de convalescence à la suite d’une commotion cérébrale subie en février lors d’un accident d’équitation. Il ne serait pas prêt à reprendre ses activités de député.

«On n’est pas rendu là. Nous pensons d’abord à sa santé. Il a toujours des maux de tête. C’est dans ces moments-là qu’on se dit que la santé c’est précieux», a expliqué Mme Chalifour. Cette dernière n’a pas pu dire si M. Paradis, élu pour une première fois en 1980, songeait à mettre fin à sa carrière politique.

Réintégration ?

Le caucus du Parti libéral, qui se réunit à Val-d’Or jeudi et vendredi pour préparer la rentrée, aura l’occasion de statuer sur la réintégration ou non de son plus ancien député.

M. Paradis avait été expulsé après qu’une de ses ex-employées eut déposé une plainte d’inconduite sexuelle contre lui.

Après analyse du dossier, le Directeur des poursuites criminelles et pénales a conclu en juin qu’il n’était pas «raisonnablement convaincu d’établir la culpabilité» de l’ex-ministre. Par conséquent, aucune accusation n’a été portée.

Au bureau du député de Brome-Missisquoi, les employés disent pouvoir pallier son absence et régler les «cas de comté».

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