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TIFF

Un bon tremplin pour notre cinéma

Maxime Demers | Agence QMI 

À l’ombre des grandes vedettes hollywoodiennes qui défilent sur le tapis rouge ces jours-ci dans la Ville Reine, une poignée de films québécois profitent cette année de cette gigantesque rampe de lancement que constitue le Festival du film de Toronto (TIFF).

Après «Les affamés» et «Hochelaga, terre des âmes», c’était au tour, lundi soir, du film «La petite fille qui aimait trop les allumettes» de briser la glace à Toronto.

Adapté du roman du même titre du regretté Gaétan Soucy, ce nouveau film du réalisateur québécois Simon Lavoie («Le torrent») a été présenté tard lundi soir en première mondiale au festival torontois. Selon Lavoie, une projection au TIFF était le tremplin idéal pour «La petite fille qui aimait trop les allumettes».

«Le TIFF est tellement gros que ça offre beaucoup de garanties. Déjà, on sait que la salle sera pleine ce soir (lundi). Et puis, une première ici nous permet de commencer à préparer le terrain pour la sortie du film, en novembre.»

C’est la seconde année d’affilée que Simon Lavoie présente un film au TIFF. L’an dernier, le film «Ceux qui font les révolutions à moitié n’ont fait que se creuser un tombeau», qu’il a coréalisé avec Mathieu Denis, avait remporté le prestigieux prix du meilleur film canadien au TIFF.

«C’est intéressant de revenir à Toronto un an après avoir gagné ce prix, parce que ça fait en sorte que les gens sont plus attentifs et curieux envers mon travail», observe le cinéaste.

Une œuvre complexe

Oeuvre complexe à la fois belle, violente et radicale, «La petite fille qui aimait trop les allumettes» raconte l’histoire de deux adolescents cloîtrés par leur père dans un manoir décrépi à la campagne.

Simon Lavoie, qui rêvait d’adapter ce roman au cinéma depuis des années, a eu la chance de collaborer avec Gaétan Soucy avant que l’auteur meure d’une crise cardiaque en 2013: «Gaétan avait son mot à dire dans le scénario et il m’avait choisi pour réaliser le film, explique le cinéaste. C’était un cinéphile et un homme de culture. Contrairement à beaucoup d’écrivains, il savait qu’un roman ne pouvait pas être transposé au cinéma de façon littéraire.»