/news/law

Meurtre au Maxi

L'accusé caché sept heures au Tim Hortons

Michaël Nguyen | Agence QMI

Le jeune homme accusé d’avoir poignardé à mort une employée d’un Maxi qui l’aurait rejeté s’est caché sept heures dans un Tim Hortons juste après le drame, révèlent des vidéos de surveillance.

«Jamais je n’aurais imaginé que c’était un meurtrier», a témoigné ce mercredi l’employé du café qui avait trouvé Randy Tshilumba caché dans le café, non loin du supermarché où est décédée Clémence Beaulieu-Patry.

Selon la théorie de la Couronne, la jeune femme de 20 ans avait refusé les avances de Tshilumba en avril 2016. Les deux se connaissaient pour avoir été à la même école secondaire, mais ils ne se parlaient pas.

L’accusé de 21 ans se serait alors présenté à nouveau au Maxi de la rue Papineau, à Montréal, où travaillait Clémence et en trois minutes à peine, il l’aurait poignardée par derrière à 14 reprises avant de prendre la fuite.

«Il tenait Clémence, elle était dos à lui... Un bras s’est levé, j’ai vu un reflet... Mon dieu... ça ressemblait à une machette, ça ne se pouvait pas, on est au Maxi», a émotivement témoigné une cliente du Maxi.

Voyant un suspect courir vers la sortie, un client a tenté de le rattraper, mais sans succès. Tshilumba a réussi à rejoindre un Tim Hortons à proximité.

Un homme «normal»

Pendant sept heures, il est ainsi resté enfermé dans les toilettes des femmes.

«Quant je l’ai vu sortir, il semblait avoir toute sa tête, on a échangé quelques mots, je lui ai demandé ce qu’il faisait là, il me semblait être une personne normale», a témoigné Brendon Saint-Denis qui travaillait dans le café cette nuit-là.

Selon la théorie de la Couronne, Tshilumba aurait ensuite quitté le Tim Hortons pour se rendre au cégep où il étudiait, afin de cacher l’arme du crime et changer ses vêtements.

Il aurait ensuite effectué plusieurs recherches internet sur la façon de laver du sang, de se débarrasser de la preuve et sur la façon de commettre le meurtre parfait.

Tshilumba reconnaît être l’homme qui est entré dans le Maxi et qui s’est réfugié dans le Tim Hortons, mais il a néanmoins plaidé non coupable.

Le procès présidé par la juge Hélène Di Salvo se poursuit, au palais de justice de Montréal.

Dans la même catégorie