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500 passagers impliqués

Un train en direction de Saint-Tite impliqué dans un accident

Amélie St-Yves

 - Agence QMI

Les 500 passagers d’un train qui filait vers Saint-Tite samedi matin et qui a été impliqué dans un accident ne savent pas si les 125 $ payés pour leur journée infernale leur seront remboursés.

Danielle Giroux, son conjoint Normand et leurs deux petits-fils de 7 et de 9 ans devaient passer une superbe journée à Saint-Tite samedi dernier. Au menu: attaque de train par des comédiens à cheval, pique-nique, rodéo et activités pour les enfants.

Le train partait de Montréal le matin, arrêtait ensuite à Joliette où ils ont embarqué, puis se dirigeait vers Shawinigan et Saint-Tite. Tout allait bien jusqu’à ce qu’un camion semi-remorque percute le train à un passage à niveau de Saint-Boniface.

Le conducteur a tout fait pour freiner, mais n’a pas été en mesure d’arrêter le véhicule avant qu’il percute un wagon. Heureusement, personne n’a été blessé, mais le véhicule et le train ont été endommagés.

En raison de délais interminables et de protocoles, la femme de Terrebonne a vu sa journée de rêve, payée 420 $, s’envoler. Ses petits-fils étaient déçus quand ils ont entendu à l’interphone du train que l’attaque était annulée. Ils ont dû attendre trois heures, au cours desquelles les passagers ont quand même pu sortir se dégourdir une vingtaine de minutes.

«C’est des garçons et des enfants qui aiment bouger. Un moment donné, ils n’en pouvaient plus. Ils commençaient à se tanner, ils se plaignaient, le plus jeune pleurait», a raconté Mme Giroux.

Finalement, ils sont arrivés à Saint-Tite à 15 h 30, avec quatre heures de retard, et le rodéo auquel ils devaient assister était terminé. Ils ont repris le train vers Montréal autour de 21 h.

Remboursement?

On ignorait mercredi si les 500 passagers seront remboursés pour leur journée. Si tel est le cas, l’organisme Centraide Mauricie risque de perdre 45 000 $ de revenus.

L’activité, organisée par la Caisse de bienfaisance du CN en partenariat avec le Festival, est en fait une activité-bénéfice majeure pour Centraide, et dure depuis 16 ans.

Le dircteur-général du Festival, Pascal Lafrenière trouve la situation désolante mais avoue qu'il ne peut rien y changer.

«Ça fait à peu près quatre jours qu’on ne dort pas. On est très touchés par ce qui s’est passé, mais je ne me sens pas très à l’aise de ne pas remettre cet argent-là à Centraide», a expliqué la présidente et directrice générale de la Caisse, Chantal Lauzon.

Elle assure néanmoins que les partenaires sont à la recherche de solutions, qui pourraient possiblement passer par les assurances du camionneur.

Les 45 000 $ représentent environ 3 % du budget annuel de Centraide Mauricie, qui à son tour, soutient une centaine d’organismes.

«Ce serait un impact difficile. Tout montant qui est à risque, ça nous fait un peu peur», a dit la directrice générale de Centraide Mauricie, Julie Colbert.

C’est bien dommage, mais un remboursement s’impose, selon Danielle Giroux.

«C’était dans le but de leur faire passer une super journée. Finalement, ç'a été infernal. Très décevant. On n'a rien eu de ce qu’on devait avoir», a-t-elle affirmé.