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Plus de 1000 sièges

Juste pour rire ouvre son théâtre à Paris

Raphaël Gendron-Martin | Agence QMI 

TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

Juste pour rire fait une offensive remarquée à Paris, cet automne, avec l’ouverture de son nouveau Théâtre du 13e Art. Dès la fin du mois, le théâtre de deux salles accueillera plusieurs artistes renommés, dont Gérard Depardieu, Arturo Brachetti, le Cirque Éloize et Rachid Badouri.

Le nouveau théâtre de Juste pour rire sera situé dans la Place d’Italie, un populaire centre commercial, et comprendra deux salles, une de 900 places et une autre de 130 sièges.

«Dans les salles de plus de 700 places, à Paris, ça faisait 80 ans qu’il n’y avait pas d’aussi gros théâtre qui avait été créé», mentionne Olivier Peyronnaud, directeur du Théâtre du 13e Art.

La salle est entièrement financée par Juste pour rire. «C’est 100 % privé», confirme Gilbert Rozon. Ce dernier ouvrira le théâtre le 26 septembre lors d’une soirée «pendaison de crémaillère» où tous les humoristes de Juste pour rire France fouleront la scène.

L’hiver prochain, du 25 janvier au 4 mars 2018, Gilbert Rozon y présentera également son spectacle «Juste Gilbert», qu’il a joué à Zoofest ces deux derniers étés.

Le 28 septembre, Gérard Depardieu inaugurera officiellement la grande salle, en compagnie de l’Orchestre philharmonique de Prague. Deux jours plus tard, Rachid Badouri donnera une représentation spéciale de «Rechargé».

En plus d’artistes de renom, le Théâtre du 13e Art s’est également associé à Zoofest pour y présenter divers humoristes de la relève dans sa petite salle. Cet automne, Philippe-Audrey Larrue St-Jacques et Roman Frayssinet iront y jouer.

De la compétition?

Il y a quelques jours, «Le Journal» mentionnait que le gouvernement du Québec souhaitait s’offrir une nouvelle salle de spectacles multifonctionnelle à Paris, qui serait «une forme d’incubateur».

Gilbert Rozon accueille cette nouvelle d’un bon oeil, lui qui ne voit aucunement cette nouvelle salle gouvernementale comme de la compétition. «Je n’ai pas toute l’information, mais je suis assez spontanément favorable, dit-il. Le gouvernement peut jouer un rôle de développeur pour les artistes en organisant des soirées où il invite des producteurs. [...] Pour notre théâtre, on a une vocation d’être rentable.»

Selon Gilbert Rozon, les Français ont de plus en plus un préjugé favorable envers les artistes québécois. «Le temps est venu pour nous. Les vannes sont ouvertes en chanson, en comédie, en danse, en théâtre. Mais il y a plus à faire. Des fois, je vois des productions qui ¨meurent¨ au Québec et je me demande pourquoi elles ne continuent pas ailleurs. On peut développer notre côté commercial.»