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Québec

Le maire Labeaume vante son bilan financier

Agence QMI 

DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QU

À huit jours du déclenchement de la campagne électorale municipale, Régis Labeaume a vanté le bilan financier 2008-2017 de la Ville de Québec en parlant d’une «gestion rigoureuse» et de «résultats exceptionnels».

Le maire a présenté de nombreuses données portant sur la dette nette, le paiement constant des immobilisations et les réserves financières. Il a fait cette sortie jeudi matin en point de presse, à l’Hôtel de Ville, en présence du directeur général de la Ville, André Legault et de la trésorière Chantal Pineault. C’est pour «éviter toute confusion» que cette présentation est faite juste avant le début de la campagne électorale, a prévenu d’emblée le maire Labeaume.

Il a répété ensuite qu’il devait organiser cette conférence de presse avant le 22 septembre, date du début de la campagne. Il a réfuté toute accusation d’avoir effectué une sortie à saveur électorale. «Il n’y a rien de neuf aujourd’hui. On le fait chaque année», a-t-il fait savoir.

«On augmente le paiement comptant et la réserve financière. On profite de bas taux d’intérêt. Donc, la Ville emprunte moins à long terme», s’est félicité le vice-président du comité exécutif, Jonatan Julien.

Selon le maire Labeaume, «la Ville s’est dotée d’un cadre financier dont nous sommes fiers, qui comprend des stratégies précises pour la gestion de la dette, en baisse depuis 2016, sans compter l’équité atteinte avec le partage du déficit des régimes de retraite au bénéfice des contribuables».

Il s’est vivement défendu d’avoir endetté la Ville comme le lui reprochent régulièrement ses adversaires politiques. Le maire a ainsi soutenu que la dette courante a augmenté de seulement 1 %. Si la Ville a beaucoup emprunté sous son règne, c’était à des taux d’intérêt bas et c’était essentiellement pour «protéger l’avenir», a-t-il réitéré.

Taxes et abolition de postes

Ce dernier a ajouté que «ceux qui disent qu’on paie plus de taxes à Québec, c’est faux (...) On taxe comme ailleurs, mais le pouvoir d’achat est beaucoup plus fort ici qu’ailleurs».

M. Labeaume a également rappelé que 670 postes ont été abolis à la Ville au cours des dernières années et que la négociation des conventions collectives des employés a été faite de façon «serrée». C’est ce qui fait que la rémunération représente désormais «moins de 40 %» (39 %) du budget de fonctionnement de la Ville, a-t-il fait valoir.

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