/news/law

Procès à Montréal

Terrorisme: chants djihadistes et photos de propagande

Michaël Nguyen | Agence QMI

Le jeune couple montréalais accusé de terrorisme consultait des chants de l’État islamique et de la propagande djihadiste, selon ce qu’ont découvert les enquêteurs lors de fouilles de matériel informatique.

«Tuez-les où vous les trouvez, noyez-les dans le sang... Le combat est le chemin de la vie», dit l’un de ces chants, a expliqué un enquêteur de la Gendarmerie royale du Canada au procès du jeune couple.

Sabrine Djermane et El Mahdi Jamali, âgés de 21 et 20 ans, subissent depuis mercredi leur procès pour avoir tenté de quitter le pays dans le but de commettre un acte terrorisme à l’étranger, d’avoir possédé illégalement une substance explosive, d’avoir facilité un acte terroriste et enfin d’avoir commis des gestes au profit d’une organisation terroriste.

 

Ils ont plaidé non coupables à chacune des accusations.

Propagande

Jeudi, l’enquêteur Mouhanad Kanou explique avoir fouillé les appareils électroniques des accusés arrêtés en 2015.

Il y a trouvé des chants faisant l’apologie du martyr, qui glorifient la guerre contre «l’occupant» ou encore encouragent à s’en prendre aux «mécréants», a-t-il expliqué au jury.

Mais il a aussi trouvé des photos s’apparentant à de la propagande, comme des images montrant des combattants armés brandissant des drapeaux s’apparentant à celui de du groupe État islamique.

Des photos semblant provenir d’exécutions ont également été trouvées, a ajouté l’enquêteur Kanou.

Zehaf-Bibeau

Durant la fouille, l’enquêteur est aussi tombé sur une photo de Michael Zehaf-Bibeau, l’homme qui a tué un soldat canadien devant le Parlement à Ottawa.

Il y avait aussi la photo de personnes impliquées dans l’attentat contre Charlie Hebdo à Paris, ainsi que dans un supermarché de la même ville, le lendemain.

La photo de John Maguire, un Canadien appelant à participer au djihad, a également été trouvée dans le matériel informatique.

Hier, dans sa déclaration d’ouverture du procès, Me Lyne Décarie de la Couronne fédérale a affirmé que les deux accusés avaient «répondu à l’appel» au djihad lancé par Maguire.

Le procès, présidé par le juge Marc David, se poursuit au palais de justice de Montréal.