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Cinéma

Louis Bélanger veut tourner son prochain film à Québec

Cédric Bélanger

 - Agence QMI

ARCHIVES/AGENCE QMI

S’il obtient son financement avant Noël, le cinéaste Louis Bélanger amorcera le tournage de son prochain film à Québec, sa ville natale, dès l’hiver prochain.

«Vivre à 100 mph», c’est le titre provisoire, revisitera l’adolescence de Bélanger alors qu’il vivait dans le quartier Limoilou, où son père tenait une station-service, et fréquentait la polyvalente de Charlesbourg. Des scènes seront aussi tournées à l’île d’Orléans.

«Je n’étais pas un ange à cette époque», confie le réalisateur de «Gaz Bar Blues» et de la comédie «Les mauvaises herbes», qui était justement de passage à Québec jeudi.

L’action se concentrera sur une assez longue période, de l’élection du Parti québécois en 1976 jusqu’en 1990, «une période initiatique» pour le jeune Bélanger.

Du coup, un tournage compliqué se profile. « Les acteurs et les saisons vont changer. Pour mon personnage principal, j’ai besoin de trois acteurs différents», dit celui qui vient souvent à Québec ces temps-ci pour faire des photos des lieux où il souhaite tourner.

Il ne reste plus qu’à la SODEC et à Téléfilm Canada de donner leur feu vert au projet. «Les signes avant-coureurs sont encourageants», glisse Bélanger.

Ce serait certainement une bonne nouvelle pour la région de Québec, où les tournages de longs métrages ont été plutôt rares depuis deux ans.

«¨Gaz Bar Blues¨, un vieil ami»

Le cinéaste était en ville, jeudi, parce que le Festival de cinéma de la ville de Québec présentait «Gaz Bar Blues», sorti en 2003. Pour Louis Bélanger, chaque projection publique de ce qui reste son film le plus marquant est un moment de bonheur.

«¨Gaz Bar Blues¨, c’est un vieil ami. Il est souvent présenté dans des rétrospectives et c’est très relaxant pour moi d’y aller. C’est un film fédérateur et tu sais que tu ne vas pas te faire varloper», dit-il.

Encore aujourd’hui, on lui parle souvent de «Gaz Bar Blues», dans lequel Serge Thériault offrait sa meilleure performance en carrière. Le film, sur un père qui se battait pour la survie de sa station d’essence, passe régulièrement à la télé, à la grande joie de son créateur.

«Je me suis rendu compte que la SRC et Télé-Québec le ressortent à la Saint-Jean-Baptiste ou à Noël. C’est très touchant. Ça veut dire que c’est un film familial et identitaire au Québec. Quand tu fais le film, tu ne le sais pas que ça va avoir cet impact. C’est le temps qui passe qui le définit.»