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Complot VIA Rail

Chiheb Esseghaier songe toujours à en appeler de sa condamnation

Agence QMI

Chiheb Esseghaier, qui a été condamné à la prison à vie en 2015 pour avoir comploté en vue de faire dérailler un train de VIA Rail, prend des antipsychotiques en prison et, selon une avocate qui a été désignée par le tribunal, il pourrait toujours en appeler à la fois de sa culpabilité et de la peine qui lui a été imposée.

C’est ce qu’a révélé le «National Post» au sujet de ce Tunisien d’origine, qui se trouve derrière les barreaux dans un pénitencier de la Colombie-Britannique.

L’avocate Erin Dann a indiqué qu'il lui faudrait plus de temps pour préparer les procédures d’appel.

Esseghaier «comprend maintenant la sévérité» de sa peine d'emprisonnement à vie, a-t-elle dit, en confirmant que l’homme, à l’instar de son complice Raed Jaser, pourrait en appeler de sa culpabilité et de sa sentence.

Chiheb Esseghaier a notamment été reconnu coupable de conspiration en vue de commettre un meurtre au profit ou en association avec un groupe terroriste. Il a été condamné à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle jusqu'à au moins 2023.

L’autre conspirateur dans cette affaire, Raed Jaser, s’est pour sa part déjà engagé dans un processus d’appel relativement à sa condamnation et à sa peine d’emprisonnement à perpétuité, qu’il juge «excessives, sévères et impropres» pour ses crimes.

Rappelons que les attaques terroristes planifiées n’ont jamais eu lieu. Un agent double du FBI avait infiltré le groupe et avait enregistré M. Esseghaier alors qu’il projetait de créer un trou dans un pont ferroviaire de la région de Toronto en vue de provoquer un déraillement. Esseghaier soulignait aussi, au cours de discussions, qu’il pourrait éventuellement empoisonner de la nourriture destinée à une base militaire ou encore déclencher l’éruption d’un volcan inactif depuis un bon moment.

Selon le «National Post», Esseghaier s’est représenté lui-même à son procès et il agissait de façon erratique par moments. Il crachait et s’endormait parfois pendant les procédures en cour.

Deux psychiatres qui avaient pris part au procès avaient soutenu dans leur témoignage que l’accusé avait un comportement délirant et qu’il était probablement schizophrène.

Le quotidien torontois souligne que Chiheb Esseghaier n’a pas présenté de réelle défense à l’époque, alors qu’il refusait de reconnaître la légitimité du tribunal tout au long du procès, exigeant d’être jugé selon le Coran et non en fonction de la loi canadienne.

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