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Au poste de police de Renfrew

Ugo Fredette aurait tenté de se suicider

Agence QMI

Ugo Fredette, qui a été arrêté vendredi soir après une cavale de 24 heures, a tenté de s’enlever la vie dans sa cellule du poste de police de Renfrew, en Ontario. L’incident est survenu samedi, vers 14 h, selon TVA Nouvelles.

«Il a subi des blessures et a été transporté par ambulance, a confirmé à l’Agence QMI Carolle Dionne de la Police provinciale de l’Ontario (OPP).

«Je ne suis pas au courant si les blessures sont mineures ou majeures», a-t-elle ajouté, mais le fait qu'une ambulance ait été appelée au poste de police pourrait suggérer leur sérieux.

Ce rebondissement fait en sorte que les autorités attendent maintenant l’évaluation de l’hôpital pour connaître la suite des événements. Fredette devait être transporté par des policiers de la Sûreté du Québec (SQ) jusqu'au Québec pour la suite des procédures judiciaires.

Comparution

L’homme de 41 ans a comparu par vidéoconférence samedi midi au poste de l'OPP à Renfrew, où il a passé la nuit derrière les barreaux.

L'ex-sergent de la SQ Jean-François Brochu a souligné sur les ondes de LCN que la comparution serait brève, puisqu'il s'agit d'une «formalité». «La loi veut qu'on le fasse comparaître dans les 24 heures suivant son arrestation», a-t-il expliqué.

Selon lui, Ugo Fredette risque d'être accusé d'enlèvement et de séquestration, mais en fonction de l'accumulation de la preuve, il pourrait également devoir répondre du meurtre de son ex-conjointe, Véronique Barbe, qui a été retrouvée sans vie dans son domicile de Saint-Eustache.

Dans ce cas, Ugo Fredette «sera accusé minimalement de meurtre au deuxième degré, fort probablement de meurtre au premier degré», en raison d'un facteur de préméditation, a poursuivi M. Brochu, en faisant référence aux circonstances de harcèlement et de violence conjugale ainsi qu'aux informations voulant que l’homme était «incapable d'assumer une rupture».

La cavale d’Ugo Fredette a pris fin en Ontario, vendredi vers 17 h, 24 heures après s’être amorcé au nord de Montréal. Sur 1500 km, de Saint-Eustache à Lachute, en passant par Rouyn-Noranda, Maniwaki puis en Ontario, la chasse à l’homme s’est terminée grâce à un tapis à clous qui a servi à immobiliser le véhicule conduit par Fredette.