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Cri du cœur d’une amie de longue date

«Il faut tous se mettre ensemble pour retrouver Yvon»

TVA Nouvelles

Une amie de longue date d’Yvon Lacasse, disparu depuis qu’il a croisé la route d’Ugo Fredette, lance un cri du cœur dans l’espoir que tout le monde y mette du sien pour retrouver l’homme de 71 ans dont on est sans nouvelles depuis jeudi soir.

Maggie Basquill connaît l’homme depuis 17 ans, et encaisse le choc de sa disparition avec beaucoup de douleur.

«C’est horrible, horrible, horrible... C’est quelqu’un qu’on aime, quelqu’un de grand comme Yvon... De ne pas avoir de nouvelles, c’est incroyable», a-t-elle résumé en entrevue à LCN, la gorge nouée par l’émotion.

Elle a été avisée de sa disparition vendredi après-midi, alors qu’elle se trouvait au travail. Elle ne savait pas encore, à ce moment-là, que c’était lié avec un dossier d’enlèvement d’enfant.

Mme Basquill se remémore sa dernière conversation avec son ami, mercredi matin, avant de se rendre travailler. Il était «plein de vie, de bonne humeur, comme d’habitude». Mais dans les jours qui ont suivi, elle a constaté avec désolation qu’il n’y avait toujours pas de véhicule dans la cour de sa résidence. «C’était pas normal», avait-elle conclu.

Piégé par sa générosité?

L’amie de M. Lacasse l’a décrit en termes élogieux. «C’est un gars qui est toujours de bonne humeur, qui aime le monde, la vie, qui va toujours aider tout le monde.»

Elle formule même l’hypothèse que c’est à cause de sa grande bonté que l’homme s’est retrouvé dans cette situation, et qu’il aurait tenté d’aider Ugo Fredette, sans connaître les détails de sa cavale, et surtout, sans savoir ce qui allait lui arriver.

Hantée par une conversation

Maggie Basquill «n’a pas beaucoup d’espoir», mais croit qu’il faut mettre les bouchées doubles d’ici à ce qu’on retrouve le septuagénaire disparu.

En attendant un dénouement qu’elle espère malgré tout heureux, elle se dit hantée par une de leurs dernières conversations avant le drame. Yvon Lacasse, qui lui rendait visite la semaine dernière, se demandait s’il devait se procurer un téléphone mobile.

«Ce que je lui ai répondu, ça me revient toujours en tête: Yvon, c’est pratique, un cellulaire, c’est pratique quand t’es en véhicule, que tu sois n’importe où, si t’es dans le trouble...», a-t-elle rapporté, un sanglot l'empêchant de compléter sa phrase.

Maintenant, tout ce qu’elle souhaite, c’est de rejoindre le plus de gens possible pour contribuer à le retracer. «Si on pouvait se mettre ensemble pour aller aider ce matin... Il faut y aller pour Yvon», a-t-elle lancé, ajoutant qu’elle allait ensuite faire du porte-à-porte pour inciter les voisins à se rendre au lieu de rendez-vous fixé par les forces de l’ordre.

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