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Disparu depuis trois jours

Le temps presse pour retrouver Yvon Lacasse

TVA Nouvelles

Plusieurs jours se sont écoulés depuis la disparition d’Yvon Lacasse, et le temps presse maintenant pour retrouver l’homme de 71 ans disparu dans le plus grand mystère après que sa route ait croisé celle d'Ugo Fredette.

Le véhicule que conduisait le septuagénaire est celui qu’a utilisé le fugitif dans sa cavale qui l’a mené en Ontario. Mais qu’est-il advenu de lui? Aucun indice ne permet de le dire à l’heure actuelle.

Désormais, chaque minute compte pour retracer le disparu. Si ses mouvements sont contraints, par exemple, «il va lui falloir de l’aide vraiment bientôt, prévient l’ex-policier Daniel Cléroux. Ça fait longtemps qu’il est parti.»

«Malheureusement, on ne semble pas trop savoir où il est, alors on est obligé de partir du début, donc de la halte routière», a-t-il continué, en entrevue au Québec Matin week-end.

Pas de collaboration du suspect

Vraisemblablement, le suspect Ugo Fredette n’apporte aucune aide dans cette enquête. «Il ne veut pas collaborer avec la police, je ne sais pas pourquoi, mais je vais vous dire que c’est très frustrant pour des enquêteurs de savoir que ce gars-là sait ce qu’il a fait avec M. Lacasse et qu’il ne veut pas nous le dire», a expliqué l’analyste en interventions policières.

Ceci dit, si Yvon Lacasse a été laissé près de la halte routière de Lachute, où le camion de Fredette a été retrouvé, «aujourd’hui devrait être une bonne journée». «Mais si ce n’est pas à cet endroit-là, ça nous conduit à plus tard, parce que c’est grand, l’espace à couvrir.»

«Il n'a sans doute pas été gentil»

Il demeure que les proches du disparu ont de bonnes raisons d’être inquiets: étant donné l’intérêt du suspect pour les dossiers de disparitions, il était très au fait des moyens pour le retracer. «À partir du moment où [Fredette] a pris les papiers de M. Lacasse, il savait très bien qu’il était vraiment traqué et il cherchait tous les moyens possibles pour qu’on ne le retrouve pas», ce qui fait croire à l’expert «qu’il n’a sans doute pas été gentil» avec le septuagénaire.

En attendant les conclusions de ce dossier, le principal espoir réside dans les fouilles qui ont cours à l’heure actuelle à Lachute, dans les Laurentides.

Bénévoles disciplinés recherchés

L’ex-policier a d’ailleurs un message à transmettre aux gens qui vont offrir leur aide: «Ce qui est important, c’est que le public ne prenne pas des initiatives d’aller fouiller, parce qu’il pourrait passer par-dessus des indices dont la police a besoin, et ça mêlerait les pistes.»

Comme bénévole, et malgré toute la bonne volonté dont on peut faire preuve, il faut donc tout de même se discipliner et se contenter d’explorer ce que les forces de l’ordre en place nous invitent à ratisser, notamment «pour ne pas contaminer la preuve».