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Attentat au Centre culturel islamique de Québec

«Quand on a vu le déploiement policier, on a réalisé que c'était sérieux»

TVA Nouvelles

En arrivant au Centre culturel islamique de Québec le soir de l'attentat du 29 janvier, les deux premiers ambulanciers présents sur les lieux ont vite réalisé qu'ils vivaient une situation exceptionnelle.

«Ça a pris une dizaine de minutes avant d'entrer parce que tout le monde voulait que l'endroit soit sécuritaire», a indiqué l'ambulancier Xavier Gonthier-Blouin dans une entrevue exclusive à TVA Nouvelles.

Son collègue et lui n'ont mis que quatre minutes pour se rendre sur les lieux de la fusillade après avoir entendu l'appel d'urgence.

«Au début, il y avait de la confusion, on n'y croyait pas. Quand on a vu le déploiement policier, on a réalisé que c'était sérieux», poursuit M. Gonthier-Blouin.

Ils sont arrivés pratiquement en même temps que les premiers policiers. Comme personne ne savait si le tireur était toujours sur place et toujours actif, les deux ambulanciers ont dû attendre avant de pouvoir entrer dans la mosquée sans mettre leur propre sécurité en jeu.

L'intervention qui a duré deux heures s'est déroulée rondement selon l'ambulancier. Même s'il déplore la mort des six victimes, l’ambulancier estime que tout a été fait et que rien n'aurait pu les sauver.

«L'adrénaline est vraiment à fond parce que de savoir que cette personne est décédée, je ne peux rien faire. Je vais m'occuper de ceux qui sont vivants pour sauver le plus de victimes possible», dit-il.

Malgré l'ampleur de la tragédie, Gonthier-Blouin se dit satisfait du travail accompli.

«Ce n’était pas la panique. Je m’attendais à devoir calmer des gens, mais les policiers s’étaient occupés de ça. [...] C’est tragique, mais je suis content du travail qu’on a fait. Les astres étaient alignés. C’est une intervention presque parfaite».

Après le drame, l'aspect psychologique des intervenants de première ligne a vite été une priorité pour la direction du service ambulancier. Plusieurs rencontres ont eu lieu notamment avec des psychologues afin d'éviter d'éventuels chocs post-traumatiques.

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