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Mortalité élevée chez les nouveau-nés

Carcasses de bélugas : la série noire se poursuit

TVA Nouvelles

Deux autres carcasses de bélugas ont été retrouvées ces derniers jours, dans l’Est-du-Québec, ce qui fait dire aux spécialistes que la série noire qui les affecte ne connaît pas de répit.

À ce jour, 20 cadavres ont été découverts sur les rives du fleuve Saint-Laurent cette année. «On est dans le haut de la moyenne», estime Robert Michaud, directeur scientifique du Groupe de recherches et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM).

Les deux dernières carcasses en date ont été retrouvées à Saint-Denis-De La Bouteillerie et à Métis-sur-Mer, dans le Bas-Saint-Laurent.

«Ce qui est un peu plus préoccupant encore une fois cette année, c’est la poursuite d’une série noire depuis 2010, alors qu’on trouve toujours un grand nombre de nouveau-nés [qui n’ont pas survécu]», a précisé  M. Michaud à LCN. Cette année, sept veaux ont été trouvés morts.

L’analyse se fait à chaque saison pour déterminer les causes de ces décès, notamment grâce à des nécropsies quand l’état de la carcasse le permet.

«Depuis le début de cette série noire, c’est une véritable enquête pour tenter de comprendre pourquoi la mortalité a augmenté chez les nouveau-nés», mais pour l’heure, les hypothèses sont multiples.

«Les contaminants sont une des pistes, les retardateurs de flammes qu’on a tardé à bannir en Amérique du Nord», et qui ont été interdits en Europe au début des années 90 alors qu’il nous a fallu quelque 10 ans de plus pour le faire ici. Ils sont soupçonnés d’avoir des effets importants sur les systèmes hormonal et neurologique des bébés bélugas.

«La situation est un peu inquiétante parce que les causes potentielles sont multiples et nos connaissances ne nous ont pas permis encore de pointer vers une cause unique», déplore le chercheur.

Chaque carcasse signalée au GREMM fait donc l’objet de nombreux efforts, «même si ce n’est pas toujours simple d’aller les récupérer».

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