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2600$ d’ammende

Des McDo malpropres

Benoît Philie | Agence QMI

Un franchisé de la chaîne de restaurant McDonald’s a écopé de 2600 $ d’amende le même jour pour deux de ses commerces de l’est de Montréal où proliféraient les saletés et la graisse sur les surfaces de travail.

Un premier restaurant situé au 1703, rue Sainte-Catherine Est a été condamné à payer 1200 $ d’amende le 4 août dernier. Les inspecteurs ont visité le restaurant à plusieurs reprises en 2016 à la suite de plaintes du public et y ont observé une malpropreté « généralisée ».

Le propriétaire, Alain Desrosiers, a aussi dû payer 1400 $ pour le même genre de manquements dans un autre de ses restaurants, situé au 1692, avenue du Mont-Royal Est. Le franchisé possède huit McDonald’s à Montréal.

« Sur la pelle en plastique servant à ramasser la glace, il y avait un amas de moisissures translucides et de couleur blanche », indiquent les inspecteurs dans leur rapport concernant le commerce de la rue Sainte-Catherine.

« Sur la plupart des équipements [de la cuisine], il y avait une accumulation de résidus de nourriture mélangée à de la graisse. Les surfaces étaient huileuses, collantes et les panneaux de contrôle malpropres », ajoutent-ils.

Les inspecteurs ont noté la présence d’un rat dans le sous-sol du commerce, mais n’ont observé aucun excrément. L’exploitant a ensuite embauché une compagnie d’extermination, lit-on dans le document.

De plus, un grand ménage des lieux a été entrepris lors du passage des agents.

Deux amendes

Des problèmes de salubrité ont aussi été observés en 2015 et 2016 dans le commerce de l’avenue du Mont-Royal.

Une « rotation inadéquate des aliments » a été constatée. Des yogourts dont la date de péremption était expirée depuis 15 jours étaient d’ailleurs toujours en vente au public.

« Des points de moisissure noire et du limon étaient visibles sur la paroi blanche située au-dessus de la glace », indiquent les inspecteurs.

Des plateaux et des grilles d’entreposages d’aliments ainsi que le plancher sous les équipements de cuisson étaient aussi malpropres et couverts de croûtes brunes et durcies et de gras.

La porte-parole de McDonald’s pour l’est du Canada, Anne-Julie Maltais, indique que « le franchisé a réussi à corriger rapidement la situation et a su instaurer et maintenir des pratiques exemplaires ».

Dans un courriel envoyé au Journal, elle précise que M. Desrosiers a embauché une compagnie externe d’entretien, modifié l’équipe de gestion des deux restaurants et assure depuis un suivi rigoureux des opérations de nettoyage, et ce, pour tous les quarts de travail.

Il faut attendre plusieurs mois après une infraction pour qu’un juge entende la cause et rende sa sentence. Les détails de ces jugements ont été obtenus à la suite d’une demande d’accès à l’information.

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