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Statut de métropole

Le maire Labeaume veut obtenir les mêmes «outils» que Montréal

Marc-André Gagnon | Agence QMI

TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

Le maire Régis Labeaume a demandé au gouvernement Couillard que la Ville de Québec obtienne les mêmes «outils» accordés à la Ville de Montréal avec l’adoption, jeudi, de la loi augmentant les pouvoirs de la métropole.

Le ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux, a toutefois coupé court à ces demandes, jeudi, lorsqu’interrogé à savoir si la Ville de Québec pouvait s’attendre à obtenir les pouvoirs exclusifs donnés à la métropole.

«Et vice-versa, il y a des pouvoirs que le Québec a que Montréal n’a pas», a répondu le ministre Coiteux, en donnant l’exemple des dispositions touchant à la protection du patrimoine. «Québec, également, est le lieu privilégié des rencontres du gouvernement du Québec. Montréal, peut-être, aurait aimé avoir une place là-dedans», a dit M. Coiteux, en tournant son regard vers le maire de Montréal, Denis Coderre, présent à ses côtés en point de presse.

«Ils viennent pareil [à Montréal]», s’est amusé à ajouter M. Coderre. «T’sais, Régis et moi, on ne s’appelle pas le soir pour faire la vérification des cicatrices, puis de se dire ‘’t’en as-tu eu plus que moi là’’, a continué le maire de Montréal. [...] Il n’y en a pas de chicane.»

Le même coffre à outils

«Les deux plus importantes villes du Québec doivent bénéficier du même coffre à outils», a toutefois plaidé en février dernier le maire Labeaume, dans une lettre adressée au ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux, dont notre Bureau parlementaire a obtenu copie.

Dans cette missive officielle, le premier magistrat de la Ville de Québec dresse la liste des gains obtenus par la métropole que la capitale nationale aimerait aussi avoir.

Il demande notamment à ce que Québec, à l’instar de Montréal, obtienne le pouvoir de régir les heures et les jours d’admission dans les établissements commerciaux et les heures d’exploitation d’un permis de vente de boissons alcooliques pour consommation sur place, par exemple lors du Festival d’été de Québec. Il évoque aussi la hausse du montant maximal d’une subvention pouvant être octroyée par le comité exécutif, qui passe de 50 000 $ à 150 000 $, et au pouvoir d’aliénations d’immeubles qui passe de 25 000 $ à 150 000 $ à Montréal.

- Avec Pascal Dugas Bourdon, Agence QMI

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