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Droits compensatoires de 220 %

Les employés de Bombardier inquiets

TVA Nouvelles 

Des milliers d’employés de Bombardier et d’entreprises qui travaillent également au développement de la CSeries sont inquiets. La décision du Département du commerce des États-Unis d’imposer des droits compensatoires de 220 % à l’avionneur québécois a jeté une douche froide sur les travailleurs.

«C’est dangereux d’avoir le marché américain complètement fermé, a admis Dave Chartrand, coordonnateur québécois de l’Association internationale des machinistes. Il pourrait y avoir moins d’emplois que prévu. Ça pourrait même réduire la cadence de la production si ça change la commande de Delta. On espère une résolution avant cette livraison.»

M. Chartrand fait néanmoins confiance aux dirigeants de Bombardier, qui ont de bons arguments selon lui.

«On a fait face à plusieurs tempêtes dans le passé et on a toujours passé à travers, a-t-il rappelé sur le plateau du «Québec Matin». Je pense qu’on va réussir ici aussi et qu’on va gagner ce dossier-là à long terme. On devrait continuer de travailler professionnellement comme on a toujours fait.»

«Boeing utilise une tactique de fier-à-bras, a-t-il ajouté. Ils n’ont pas travaillé sur des avions dans ce créneau-là. Boeing n’a pas encore développé un produit qui peut rivaliser avec la CSeries et est en retard dans cette catégorie.»

En se rendant au travail mercredi matin, des employés étaient déçus, mais demeuraient optimistes sur l’avenir de la CSeries.

«C’est inquiétant. C’est plus difficile par les temps qui courent dans l’industrie aéronautique, a dit un travailleur rencontré par TVA Nouvelles. On fait peur aux concurrents avec notre avion, alors ils cherchent à nous mettre des bâtons dans les roues. Mais c’est un bel avion et on va faire confiance à nos dirigeants.»

Pas moins de 7000 emplois indirects sont touchés par cette décision. Le Conseil du patronat du Québec croit également que Bombardier puisse avoir gain de cause au final.

«On a bonne confiance que sur le fond, Boeing a tort et que le Département du commerce américain aura tort, sauf que ça prend beaucoup de temps et qu’il peut y avoir des contrats touchés directement», a dit Yves-Thomas Dorval, PDG du Conseil du patronat du Québec.

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