/news/society

Rapport de la Fondation du Grand Montréal

La malnutrition touche encore un enfant montréalais sur 10

Agence QMI

Plus d’un enfant sur 10 du Grand Montréal ne consomme pas de nourriture en assez grande quantité ou d’assez grande qualité, révèle le plus récent rapport de la Fondation du Grand Montréal (FGM) sur les enfants de la région métropolitaine.

«Il s’agit d’une proportion plus élevée qu’au Québec et qu’au Canada», a indiqué la FGM, par communiqué.

Résultat: près de 35 000 enfants de moins de 18 ans reçoivent chaque mois une aide des banques alimentaires. De plus, 46 % des élèves du secondaire de Montréal ne déjeunent pas avant d’aller à l’école, alors que ce pourcentage s’établit à 38 % à l’échelle du Québec.

«Ces données expliquent en partie pourquoi le Canada se classe au 37e rang sur 41 pays riches pour la situation de la faim selon le classement de l’UNICEF», peut-on lire dans le rapport.

La région de Montréal est également un des centres urbains du pays avec le plus haut taux de violence envers les enfants.

«Les régions métropolitaines de recensement de Saint John au Nouveau-Brunswick, Saguenay, Québec, Trois-Rivières et Gatineau sont les seules au Canada qui affichent des taux de violences familiales plus élevés qu’à Montréal», précise l’étude.

Une bonne qualité de vie

Toutefois, les jeunes de la région de Montréal semblent profiter d’un environnement favorable à une bonne qualité de vie.

«Sur une note positive, on remarque que nos enfants évoluent dans un milieu de vie sain à plusieurs égards», a indiqué Yvan Gauthier, président-directeur général de la FGM.

En effet, plus de 90 % des enfants à Montréal et à Laval vivent à moins d’un kilomètre d’un parc ou d’un espace vert.

«La qualité de l’air s’améliore à Montréal et les écoles se démarquent par la proximité de pistes cyclables et par un potentiel piétonnier élevé», précise le rapport.