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Tuée par un chien dans sa cour

Le coroner dévoile son rapport sur la mort de Christiane Vadnais

Yves Poirier | TVA Nouvelles

Plus d'un après la mort tragique de la Montréalaise Christiane Vadnais, attaquée par un chien alors qu'elle se trouvait dans sa cour, le coroner a rendu public, lundi, son rapport dans lequel il décrit l'animal comme étant «agressif et violent».

Le 8 juin 2016, Mme Vadnais a été retrouvée sans vie par des policiers, entièrement nue et inanimée, couchée sur le gazon. Le chien a été abattu sur place par les agents. Après examen externe, autopsie et analyses toxicologiques, le coroner Dr Ethan Lichtblau constate de «nombreuses érosions et lacérations majeures, dont certaines sont béantes et profondes». Plusieurs érosions et lacérations correspondent à la dentition d'un chien.

 

«L'aspect hémorragique de la plupart des plaies et la présence d'embolies graisseuses dans les poumons indiquent que Mme Vadnais est vivante au moment de subir ses blessures. L'autopsie a toutefois dévoilé une maladie coronarienne sévère qui aurait pu abaisser le seuil de tolérance de Mme Vadnais à l'hémorragie, à l'effort physique et à la douleur, et ainsi, entraîner un décès plus rapide.»

En ce qui a trait à la race du chien impliqué dans l'attaque, même les experts ne peuvent pas s'entendre sur la race spécifique. «Malgré les résultats de l'analyse d'ADN du chien, on est incapable, à partir des photos du chien fournies, d'identifier formellement ce chien comme étant un "pitbull." En outre, on note qu'à l'origine, lorsque le chien a été inscrit à la Ville d'Anjou en 2011, le propriétaire l'a enregistré comme un "boxer’’.»

En résumé, écrit-on dans le rapport du coroner, il semble qu'une combinaison tragique d'événements a amené Mme Vadnais à être au mauvais endroit au mauvais moment. Entre autres, une absence prolongée du propriétaire du chien portant une muselière mal attachée, un trou dans la clôture et une heure du jour où aucun voisin n'est autour pour lui prêter assistance.

«Tous ces faits laissent entendre qu'il s'agissait d'un chien maltraité. En fait, il est probable que ce chien soit mal socialisé depuis longtemps, laissé seul fréquemment durant des périodes prolongées, qu'il est sous-stimulé, qu'il manque de compagnons canins et qu'il manque d'exercice. Ces facteurs ont probablement produit un chien extrêmement frustré, agressif et violent.»

La famille déçue

Le coroner recommande entre autres des modifications au projet de loi 128 notamment de créer un registre des blessures. Gaston Vadnais juge cela insuffisant.

«Je suis déçu parce qu'il ne confirme pas qu'il s'agit d'un pitbull malgré les tests ADN. Nous on veut que les pitbulls soient interdits au Québec», s'exclame Gaston Vadnais le frère de la victime.

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