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Notre envoyé spécial en Corée du Sud

Vivre sous la menace de la Corée du Nord

TVA Nouvelles

Le président américain Donald Trump a étouffé la fin de semaine dernière le mince espoir de négociations qui semblait exister avec la Corée du Nord sur son armement nucléaire.

Ce qui n’empêche pas les Sud-Coréens de tenter de leur côté de mener leur vie comme si de rien n’était, malgré les tensions qui secouent leur péninsule.

Ils semblent habitués: la situation actuelle, envenimée par la rhétorique guerrière de la Corée du Nord, est à l’image de ce qui se vit là-bas depuis un demi-siècle, a constaté notre envoyé spécial en Corée du Sud, Richard Latendresse.

Après des décennies de tensions, les Sud-Coréens prennent la dernière crise avec résignation et même un peu de détachement, a observé notre journaliste. «La plupart des gens veulent que Donald Trump attaque la Corée du Nord», souligne une Sud-Coréenne.

Jae-bun Park s'est pointé au marché avec sa soeur, son beau-frère et leur bébé pour acheter des crevettes vivantes. Il résume bien un sentiment qui revient constamment dans les conversations avec les résidents de Séoul. Selon M. Park, il est important d’être conscient du danger, mais il faut aussi vivre sa vie.

Il faut dire que la Corée du Sud subit «une propagande qui promet toujours la fin du monde, l’apocalypse, ‘’on va tout détruire, on va tout massacrer’’... Donc ça s’inscrit dans cette façon de s’exprimer et on n’est jamais allé au bout», a rapporté notre envoyé spécial depuis Séoul, lundi matin.

Si cette dynamique inquiète le monde extérieur, les Sud-Coréens rencontrés dans la rue indiquent pour leur part qu’ils ne vivent pas dans la peur malgré la menace. Ils estiment qu’une contre-attaque serait dévastatrice pour la Corée du Nord, une forme de garantie qui leur évite de changer leurs habitudes.

«Je ne crois pas que nous soyons vraiment préoccupés par une guerre», assure l'un d'entre eux, interrogé par TVA Nouvelles.

Bref, la menace nucléaire n’est que très vaguement dans l’air. On se demande d’ailleurs parfois qui sont les plus inquiets: eux ou nous?

Voyez le reportage de notre envoyé spécial ci-haut.

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