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Notre envoyé spécial présent pour le Jour de la Fondation

Les Sud-Coréens entre espoir et fascination

TVA Nouvelles

Les tensions sont toujours à l’avant-plan lorsqu’il est question des relations entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, mais au moins une fois par année, on observe un répit à l’occasion du Jour de la Fondation du pays.

Tout s'arrête le 3 octobre, un congé dont on profite pour souligner plus de 4000 ans d’histoire coréenne. Les familles se réunissent, ce qui engendre de nombreux déplacements à travers le pays. La semaine entière est paralysée pour cette grande fête.

Notre envoyé spécial Richard Latendresse s’est rendu à Paju, à la frontière entre les deux Corées, où se trouve l’observatoire de la réunification d’Odusan. De là, on peut apercevoir la Corée du Nord, dont on est séparé seulement par une rivière. L'autre rive exerce une véritable fascination pour les habitants du sud.

Il y a récolté de nombreux récits émouvants. D’abord, le témoignage de cet homme dont les parents ont péri en Corée du Nord, tout juste de l’autre côté de la rivière. Chaque année, à pareille date, il vient leur rendre hommage parce qu’il n’a jamais pu se recueillir sur leur tombe.

Puis cet autre homme qui raconte, à 94 ans, qu’il faisait partie des 5 millions de réfugiés qui ont fui le nord pour regagner le sud en 1950. Ému, il dit qu’il a fait le trajet avec sa mère, qui ne s’est jamais rendue à destination parce qu’elle est morte d’épuisement pendant le trajet. Il peine à en parler: c'est un souvenir trop difficile.

L’observatoire constitue un lieu de pèlerinage pour plusieurs familles sud-coréennes. Les parents y emmènent leurs enfants, en profitant pour leur donner une leçon d’histoire. «Je pense qu'elles vont contribuer à l'unification de la Corée», dit un père de famille aux sujet de ses deux filles qui l'accompagnent.

L’actualité est assurément marquée par les tensions, les tirs de missiles et les tests nucléaires.

Malgré tout, la population s’accroche à l’espoir qu’on recommence à s’entendre, et espère pouvoir recommencer un jour à circuler librement des deux côtés de la frontière.

 

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