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Rencontre la semaine prochaine

Trudeau compte défendre Bombardier face à Trump

Agence QMI

Le gouvernement fédéral plaidera en faveur de Bombardier la semaine prochaine au cours de la rencontre prévue entre le premier ministre Justin Trudeau et le président Donald Trump.

«C’est certain qu’on va parler de Boeing et Bombardier», a confirmé M. Trudeau à son arrivée au caucus libéral mercredi matin.

Le gouvernement Trudeau a qualifié d’attaque la décision du département du Commerce américain d’imposer des droits compensatoires de 220 % sur les avions de la C Series de Bombardier. Une telle surtaxe ferait tripler le prix des appareils aux États-Unis.

La décision du gouvernement américain faisait suite à une plainte de l’avionneur américain Boeing pour concurrence déloyale en raison de l’aide gouvernementale accordée à Bombardier au Canada.

«Le premier ministre va envoyer un message fort à Washington, a quant à lui martelé le ministre du Commerce international, François-Philippe Champagne. Boeing ne s’est pas montré un partenaire fiable.»

Ce dernier a répété «qu’il y aura des conséquences» à la décision des autorités américaines. Selon le ministre Champagne, «plusieurs options» sont sur la table.

Le litige pourrait entre autres pousser Ottawa à abandonner l’achat des avions de chasse Super Hornet, fabriqués par Boeing, afin de remplacer les appareils CF18 de la flotte canadienne.

Le Canada blâmé

Bien que le Royaume-Uni ait publiquement appuyé le Canada dans ce dossier, la première ministre britannique Theresa May croit secrètement que le gouvernement Trudeau est l’artisan de son propre malheur, selon des informations rapportées mercredi par Bloomberg.

En accordant une aide de 372 M$ à Bombardier, le fédéral s’est lui-même attiré l’imposition des droits compensatoires américains, ont confié des sources confidentielles à cette agence de presse.

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