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Saint-Moïse

Une jument mal en point récupérée par le MAPAQ

Olivier Roy-Martin | TVA Nouvelles

TVA Nouvelles a appris que le ministère de l'Agriculture est intervenu mardi pour sortir un cheval en piteux état d'un enclos à Saint-Moïse, dans le Bas-Saint-Laurent.

Belle, une jument de plus de 25 ans, a été transférée vers un endroit où elle recevra des soins. L'état du cheval, qui n’a plus que la peau sur les os, préoccupait les citoyens des environs depuis plusieurs semaines.

«Là, c’est à l’extrême, c’est un cas de survie», a dit une plaignante anonyme.

Cette femme croit que le ministère de l’Agriculture n’a pas répondu assez rapidement à ses plaintes.

«Le MAPAQ n’est pas très rapide parce qu’on fait des plaintes depuis le mois de juin pour cette jument et les autres chevaux qu’il y a à cet endroit».

D'après l'association de protection des chevaux du Québec, la jument risquait de ne pas pouvoir passer l'hiver si son état ne s'améliore pas.

«On a eu plusieurs signalements par rapport à ça, a indiqué la directrice générale de l’Association de protection des chevaux du Québec, Chamie Angie Cadorette. Soit qu’elle est mal nourrie, soit qu’elle a des problèmes de santé. Dans sa condition, ce serait vraiment de la négligence de la laisser dehors dans les froids qu’on va avoir».

Une employée de Calèche Québec a expliqué que la jument a été retirée de la circulation après qu'elle ait eu 20 ans. Belle a été transférée à une première famille d'accueil, à La Tuque, avant d’aboutir à Saint-Moïse. Raynald Ayotte l'a transportée jusqu'ici.

«Je suis très très surpris», a raconté Raynald Ayotte, l’homme qui s’est chargé d’amener Belle à Saint-Moïse. «Je m’étais dit que dans quelques semaines, elle serait morte. Maigre de même. Faut croire que [la propriétaire] l’a soignée, qu’elle lui a donné quelque chose a mangé parce que [la jument] serait morte».

Selon lui, les dents de la jument sont tellement usées qu'elle souffre lorsqu'elle mange. Si elle est encore en vie, selon lui, c'est parce qu'elle a quand même reçu des soins.

À Saint-Moïse, la propriétaire de la jument depuis juillet dernier a affirmé qu'elle a voulu détourner Belle de l'abattoir. Elle a soutenu qu’à la première visite du ministère de l’Agriculture, le ou la vétérinaire n’a pas cru bon de déplacer la jument.

«Il n’y a pas grand personnes qui accepteraient d’avoir une jument maigre de même dans ses écuries, s’est-elle défendu. Dans un sens, je trouve ça bon que le MAPAQ soit venu la chercher parce que je sais qu’ils vont lui donner les bons soins et qu’ils vont la placer dans une bonne famille».

Le MAPAQ n’a pas voulu révéler où la jument allait être transférée.