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Le miel québécois contaminé

L’abeille: le reflet de l’état actuel de notre écosystème

TVA Nouvelles 

Le miel québécois serait l’un des plus contaminés à travers le monde par les pesticides.

C’est ce que révèle une étude assez inquiétante qui vient de paraître dans la prestigieuse revue Science. Il est question de pesticides répandus à travers le monde, les néonicotinoïdes, mais qui sont dangereux pour la consommation.

Les échantillons prélevés au Québec ne dépassent pas les normes en vigueur, mais ces résultats soulèvent tout de même des questions sur les conditions dans lesquelles est produit le miel.

«Nous ne savions pas que le miel du Québec était l’un des plus contaminés au monde, mais je peux vous dire que l’on s’en doutait depuis longtemps», affirme Alexandre Beaudoin, apiculteur chez Miel Montréal et biologiste.

Au moment où ses collègues et lui ont démarré Miel Montréal en 2010, ils espéraient se servir des villes comme un refuge pour les abeilles.

Miel Montréal crée en ville, sur les toits de certains immeubles, des habitats pour les abeilles.

«On se disait que peut-être que nos terres agricoles sont des zones dangereuses pour nos pollinisateurs de manière générale», se souvient-il.

La contamination du miel part de l’étendage qui se fait en zone agricole, ensuite avec les pluies, l’eau s’accumulera en surface et c’est de cette eau que les abeilles vont s’abreuver. De cette manière, elles transporteront les néonicotinoïdes vers la ruche où ils risquent de s’accumuler dans la colonie et ainsi contaminer le miel.

 

S’il n’est pas recommandé d’ingérer des pesticides ou des contaminants chez l’humain, l’expert rappelle que ce n’est pas la première fois que l’on se retrouve devant un tel constat dans l’environnement québécois.

«Quand on fouille un peu, on peut voir qu’en 2014, le ministère de l’Environnement avait fait le même son de cloche par rapport à des rivières où on y trouvait la présence de néonicotinoïdes également», explique l’apiculteur.

Alors si oui l’abeille ne va pas très bien, elle ne fait que représenter l’état actuel de notre écosystème.

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