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Saint-Valérien-de-Rimouski

On a tiré du paintball sur leurs vaches

Stéphanie Gendron | Agence QMI

Photo de courtoisie

Au moins sept balles de peinture ont été projetées sur un troupeau de vaches d’une ferme de Saint-Valérien-de-Rimouski, dans le Bas-Saint-Laurent.

 

En allant chercher les vaches dehors comme à l’habitude samedi matin, Yves Cimon et Maud-Sophie Bédard ont découvert que deux de leurs vaches avaient été prises pour cibles par un ou des fusils de paintball durant la nuit.

«C’est insultant et enrageant. On était dans une totale incompréhension», se désole Maud-Sophie Bédard. «Pourquoi prendre nos animaux pour cible ? Elles font juste manger, elles n’ont pas fait de mal à personne. C’est ridicule», ajoute-t-elle.

Au moins sept balles ont atteint leurs vaches, ont-ils noté. Les animaux ayant la peau épaisse, elles n’ont pas été blessées. Mais le couple ignore comment elles ont réagi lorsque l’incident est survenu, ne sachant pas si c’est arrivé au début ou à la fin de la nuit. Le tour de leur propriété ne leur a rien révélé, aucun indice n’a été découvert.

Fêlé

Le porte-parole de l’Union des producteurs agricoles n’a jamais entendu parler d’une situation du genre. «Si c’est vraiment ce qui s’est passé, il s’agit évidemment d’un geste complètement inadmissible et inacceptable. Espérons que l’enquête de la Sûreté du Québec portera fruit rapidement. Il faut vraiment être fêlé pour agir ainsi», estime Patrice Juneau.

L’incident est venu aux oreilles des policiers. De la patrouille préventive est prévue tous les soirs dans le secteur où l’incident est survenu, nous a-t-on confirmé.

«Il a été dit que pour quelque temps, nous allons porter une attention particulière le soir à l’endroit où cela s’est produit», a indiqué Claude Doiron, porte-parole.

Les vaches d’Yves Cimon et de Maud-Sophie Bédard ont continué d’aller dehors, le couple ayant décidé de ne pas changer leurs habitudes. «On veut sensibiliser et dire ce n’est pas un jeu. Il existe des endroits pour ça. La ou les personnes devraient prendre conscience que ce n’est pas un geste qui se fait», conclut madame Bédard.

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