/finance/homepage

Bras de fer avec Bombardier

Boeing sous un déluge de critiques au Canada après sa campagne de promotion

Agence QMI | TVA Nouvelles | AFP

Bien qu’il soit engagé dans une partie de bras de fer avec l’avionneur québécois, Bombardier, Boeing a tenu à vanter son engagement envers le Canada dans un tweet envoyé mardi après-midi.

Le tweet ramène vers le site Internet de l’entreprise où l’on peut voir une vidéo ainsi qu’un petit cours d’histoire sur la collaboration de l’entreprise avec le Canada, qui remonte à presque 100 ans.

Boeing se vente de «contribuer à l’économie canadienne à raison de 4 milliards $ par année tout en étant relié directement à plus de 17 500 emplois en plus de travailler avec 560 fournisseurs d’un océan à l’autre.»

Le Département du commerce (DOC) des États-Unis a imposé une surtaxe de 220% en droits compensatoires pour chaque appareil de C Series vendu aux États-Unis et une autre de 80 % pour anti-dumping.

La Commission du commerce international des États-Unis (ITC) doit déterminer si Boeing a été lésé par la commande de Delta, rappelons que Boeing n’a aucun produit dans cette catégorie d’avion.

Réactions négatives

Les réactions sur Twitter n’ont pas été très positives face à ce message envoyé par l’avionneur américain.

«Le Canada a acheté des centaines d’avions civils Boeing au cours des dernières années et vous voulez détruire la C Series. Honte à vous Boeing», a lancé une internaute.

 

«Boeing n’est pas engagé au Canada. Le Canada soutient Bombardier», indique Louise Morin sur Twitter. 

«Engagé au Canada? Où sont vos tweets en Français», demande un autre internaute Michel Jacques.

Une autre personne a même envoyé à Boeing sur Twitter un doigt d’honneur en guise de réponse.

«Trop tard. Nous sommes des partisans de Bombardier avec sa C Series.»

 

La ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland, a rappelé que de nombreux autres emplois américains dépendent des activités de Bombardier aux États-Unis, et elle avait déjà critiqué la décision de Boeing d'attaquer le manufacturier canadien. Fin septembre, Mme Freeland avait notamment accusé Boeing de vouloir «détruire» le secteur aérospatial canadien.

Boeing accuse Bombardier d'avoir vendu à perte 75 avions CSeries à la compagnie américaine Delta Air Lines.

Suivant la plainte de Boeing, l'administration Trump a imposé des droits compensatoires de 220% sur les avions CS100 et CS300 et une taxe antidumping de 80% sur ces mêmes avions.

Mercredi, la compagnie aérienne Delta a indiqué qu'elle ne prendrait pas en charge les coûts additionnels engendrés par ces taxes sur les avions de Bombardier.

Le premier ministre canadien Justin Trudeau, juste avant sa rencontre mercredi à Washington avec le président américain Donald Trump, a envoyé le signal que le Canada pourrait acheter des avions de combat d'occasion F18 australiens plutôt que les Super Hornet de Boeing.

Dans la même catégorie