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Québec

Gosselin met de côté sa promesse de baisser les taxes

Nicolas Lachance | Agence QMI

Le chef de Québec 21 se défend d’avoir fait une fausse promesse en ayant promis une baisse de taxes pour tous en juin dernier. Aujourd’hui, il se range pourtant du même côté que Régis Labeaume et s’engage à seulement geler les taxes.

Le 13 juin dernier, alors que Jean-François Gosselin faisait la présentation de sept nouveaux candidats, il avait affirmé que le gel de taxes résidentiel promis par l’administration Labeaume était insuffisant. Ce jour-là, il a promis des baisses de taxes à la fois pour les citoyens et pour les entreprises.

Or, cette promesse n’est plus. «C’est comme ça. Aujourd’hui, je ne peux pas me tenir devant vous et promettre des baisses de taxes à la grandeur de la ville. Ça ne serait pas responsable. C’est pour ça qu’on parle d’un gel de taxes», a affirmé le candidat à la mairie de Québec lors d’un point de presse, jeudi matin.

«Je ne reviens pas sur absolument rien (sic)», a affirmé Jean-François Gosselin, se défendant d’avoir changé d’idée.

Il veut maintenant améliorer les services avant de «remettre de l’argent dans les poches» des citoyens. Le chef de Québec 21 souhaite un gel de taxes pour les quatre prochaines années. Le maire sortant, Régis Labeaume, a annoncé un gel des taxes résidentielles pour les années 2017 et 2018. Il signalait vouloir offrir un «moment de répit» aux contribuables. Puis, dès 2019, les taxes n’augmenteront pas plus que l’inflation, et ce, tant pour le commercial que pour le résidentiel, a également promis M. Labeaume.

Selon Jean-François Gosselin, «10 ans de Régis Labeaume, ça va prendre quelques années à réparer», ajoutant «qu’une baisse de taxes correspond à un gel de taxes» s’il n’y a pas l’ajout d’inflation.

Troisième lien

Par ailleurs, le candidat à la mairie a admis que le projet de troisième lien à l’est de Québec «n’est pas un projet municipal» et qu’il «ne peut pas promettre le troisième lien parce que ce ne sera pas un projet qui va être financé par la ville de Québec et ça ne sera pas la Ville de Québec qui va être le maître d’œuvre».

Néanmoins, il continue de marteler qu’il s’agit de son engagement municipal principal et que le maire doit «pousser ce projet-là et en faire sa priorité». «C’est notre priorité. C’est ma priorité. C’est la priorité de l’équipe au complet», a-t-il réitéré.

Il a de plus assuré qu’il n’y aurait pas d’augmentation de taxes pour les résidents de Québec avec le projet de troisième lien, et ce, même s’il doit investir pour certaines servitudes afin de faire arrimer la structure. «Ça va être un projet qui va être financé par les autres paliers gouvernementaux», plaide-t-il.

Aussi, le chef de Québec 21 a reproché aux libéraux de la région de Québec de faire «du fling flang» dans le dossier du troisième lien à Québec. «Pour moi, leur position n’est pas claire. J’ai hâte qu’il la clarifie», a mentionné Jean-François Gosselin. Ce dernier croit qu’il est temps de mettre un terme aux études et aux bureaux de projet, afin de tomber en «mode action».

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