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Commission des transports du Québec.

Intercar obtient gain de cause pour ses autobus de touristes

Jean Houle | TVA Nouvelles

 - Agence QMI

Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

Menacé de perdre sa cote «satisfaisant», le transporteur Intercar a obtenu gain de cause devant la Commission des transports du Québec.

«Nous n'avions pas peur, a confié le président de l'entreprise, Hugo Gilbert. Nous avons pris ça comme une occasion de tester nos mesures de sécurité devant la commission.»

Le problème découle de la réglementation de la ville de Québec devant le Château Frontenac.

 

 

Les transporteurs ne disposent que de 15 minutes pour débarquer ou embarquer leurs passagers à cet endroit. Les agents de surveillance donnent leur contravention, selon le code de sécurité routière.

En 2016, uniquement pour le stationnement au Château Frontenac, Intercar a écopé de huit contraventions en moins de deux mois. Les 23 points accumulés dépassaient donc la limite de 22.

«Nos passagers sont débarqués ou embarqués aux trois quarts, mais les agents émettent les billets quand même, a expliqué dit Hugo Gilbert. Quand nous avons des passagers d'un certain âge, à mobilité réduite, on ne peut pas les bousculer à l'extérieur de l'autobus!»

Intercar avait déjà sensibilisé la ville de Québec au problème lié au secteur du Château Frontenac.

«Tous les transporteurs sont aux prises avec la même situation», a-t-il dit. «La ville de Québec nous avait opposé une fin de non-recevoir. Ce que je comprends, c'est qu'il y a énormément de pression de la part des résidents du Vieux-Québec, pour le transport lourd est un problème», a ajouté le président.

Intercar a reçu une deuxième bonne nouvelle, avec le rétablissement d'une deuxième liaison Québec-Côte-Nord. La compagnie l'avait abandonné en 2016, parce que non rentable depuis deux ans.

Les élus de la Côte-Nord se sont mobilisés, et ont tout simplement soumis le problème au ministère des Transports.

En vertu d'un programme dont d'autres régions profitent déjà, le gouvernement va assumer entièrement les coûts de cette deuxième liaison, aller-retour sur deux jours, qui sera offerte fin 2017 ou début 2018.

«Nous devrons ajouter un autobus et quatre employés, a indiqué Hugo Gilbert. Si le programme gouvernemental est abandonné au bout de 3, 4 ou 5 ans, nous pourrons récupérer le véhicule pour nos autres trajets.»

Si Intercar avait perdu sa cote de sécurité, l'entreprise saurait pu poursuivre ses opérations, mais selon des conditions imposées par la Commission.

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