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Possible hausse de 6%

Les tarifs des taxis revus, pendant qu’Uber prépare sa valise...

Elisa Cloutier | Agence QMI

Simon Clark, Agence QMI

À quelques heures de l’ultimatum d’Uber, qui menace de mettre fin à ses activités au Québec dès samedi, l’industrie du taxi se prépare à revoir ses tarifs, qui pourraient bondir de près de 6 %.

Les tarifs des taxis sont gelés depuis 2012, malgré les indicateurs à la hausse des coûts d’exploitation liés aux permis de taxi. La Commission des transports du Québec (CTQ) évalue les manques à gagner à 5,9 %, en vertu de son indice du coût du taxi.

Dans leur décision de l’an dernier, les commissaires de la CTQ ont reconduit les demandes des intervenants du milieu, qui indiquaient que «l’arrivée d’Uber influe à la baisse sur le prix demandé pour une course [...]». Ainsi, «l’indexation des coûts du taxi ne ferait que diminuer la demande de transport», peut-on lire.

Une audience publique de la CTQ est prévue les 24 et 25 octobre prochains pour réévaluer les tarifs.

«Pour l’instant, on ne sait pas ce qui va arriver. C’est certain que l’augmentation maximale est de 5,9 %. Il se peut que les intervenants demandent une plus grande ou une plus petite augmentation, mais il faut que ce soit accepté par les commissaires», a expliqué la porte-parole de la CTQ, Johanne St-Laurent.

Augmentation la nuit?

Une telle hausse n’est toutefois pas dans les cartons, selon Abdallah Homsy, porte-parole du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ), qui assistera à l’audience publique.

«Pour le moment, ce n’est pas envisagé», a mentionné M. Homsy, qui devra rencontrer ses membres au cours des prochains jours.

Une proposition quant à l’augmentation des tarifs la nuit pourrait par contre être faite aux commissaires.

«Notre objectif, c’est de ne pas augmenter, mais est-ce qu’on doit voir à moduler le prix la nuit? On doit l’analyser», a-t-il indiqué. Selon M. Homsy, le sort d’Uber n’influencera en rien ses propositions.

Le nouveau ministre questionné

Pendant ce temps, sur la colline parlementaire, le nouveau ministre des Transports André Fortin était sollicité de toutes parts quant à son orientation sur l’épineux dossier. Il n’a cependant pas réagi, jeudi.

De son côté, la Coalition avenir Québec (CAQ) propose de prolonger d’un mois l’actuel projet-pilote.

Québec solidaire implore pour sa part le nouveau ministre des Transports de ne pas courber l’échine devant Uber. Une ligne dure que le premier ministre Philippe Couillard a promis de suivre, promettant également l’équité pour l’industrie du taxi.

Ni la direction d’Uber Québec ni le ministre des Transports n’ont pas rappelé le «Journal», jeudi.

- Avec la collaboration de Kathryne Lamontagne