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Nouveau ministre des Ressources naturelles

Pétrolia mise sur la Gaspésie

TVA Nouvelles 

La compagnie Pétrolia qui a fait les manchettes pour son projet pétrolier sur l’île d’Anticosti a bien hâte de rencontrer le nouveau ministre des Ressources naturelles pour parler de ses autres projets, surtout vu l’ouverture de ce dernier quant à l’exploitation des hydrocarbures en Gaspésie.

En entrevue à Mario Dumont, Pierre Moreau ne se dit pas réfractaire au développement des hydrocarbures.

«Vous avez comme moi mis de l'essence dans votre voiture pour venir ici ce matin», avait-il mentionné.

Un des critères importants: l'acceptabilité sociale.

«Moyennant l'acceptabilité sociale, on développe parce qu'il n'y a pas d'incompatibilité, en ce qui me concerne, entre prendre les ressources d'un territoire, les gérer correctement en respect de l'environnement, et faire en sorte que la population locale, régionale, et la population du Québec puissent s'enrichir à partir des ressources naturelles. C'est fondamental», avait ajouté le ministre Pierre Moreau.

Pétrolia, qui a obtenu 20 millions pour enterrer son projet à Anticosti, a hâte de rencontrer le ministre.

«On est content d'entendre aussi que le ministre a une approche très posée par rapport aux hydrocarbures, une approche réaliste», explique Jean-François Belleau de Pétrolia.

La pétrolière, qui est en voie de fusionner avec l'Albertaine Pieridae Energy, a deux importants projets de développement d'hydrocarbures en Gaspésie.

«On va utiliser les hydrocarbures jusqu'en 2050. D'ici là, est-ce qu'on peut trouver le moyen d'assurer une transition réaliste, mais payante pour les Québécois?», ajoute-t-il.

Les élus gaspésiens craignent que l'adoption de règlements ne permette aux pétrolières de forer dans des cours d'eau et à proximité d'écoles.

«Ce que je souhaite ardemment présentement, c'est que les beaux discours que j'entends au niveau de l'acceptabilité sociale, que ça figure dans les lois et les règlements», indique le maire de Gaspé, Daniel Côté.

Québec solidaire ajoute sa voix.

«Ce que les citoyens nous disent: "Vous ne passerez pas." Ça veut dire qu'ils sont prêts à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour stopper les projets d'hydrocarbures», précise la co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé.

«Dans toute chose, une approche équilibrée, c'est ce qui est payant à long terme», soutient de son côté Pierrer Moreau.

Le discours de ce dernier n'est pas différent de celui du premier ministre. Le gouvernement se dit prêt à donner plus de contrôle en matière de développement aux élus municipaux. D'ailleurs, le ministre des Affaires municipales planche sur un modèle.

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