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Entrevue à Dumont

Pierre Moreau donne des nouvelles de son état de santé

TVA Nouvelles

Pierre Moreau, ex-président du Conseil du Trésor a été nommé mercredi ministre des Ressources naturelles.

En entrevue avec Mario Dumont, Pierre Moreau s’est livré sur ses prochains défis à l’Assemblée nationale et au sein de son nouveau ministère.

Q: Comment va votre santé?

R: La santé va super bien. Les gens me posent la question, j’ai repris mon entraînement, j’ai recommencé à courir un petit 5 kilomètres de temps en temps le matin pendant la semaine.

Q: Le ministère des Ressources naturelles était autrefois prestigieux avec les barrages de la Baie-James, mais aujourd’hui c’est différent.

R: C’est un beau ministère qui nous projette dans la modernité. Traditionnellement, c’était les barrages, on va bientôt en inaugurer un d’ailleurs... On aura des projets pilotes avec Hydro-Québec d’ailleurs pour le solaire, l’éolien. Le Québec est innovateur en hydroélectricité. On a une expertise en énergie qui est fantastique, puis on doit s’en servir pour transformer l’énergie en fonction des nouveaux besoins de la population.

Q: Est-ce qu’on continue l’éolien ou c’est fini?

R: Moi je pense qu’il y a un avenir pour l’éolien. Puis, on va avoir de l’autosuffisance individuelle bientôt. On a des gens qui construisent des maisons avec des toits solaires. Il faut prendre ce virage. Avec les nouvelles technologies, il faut avoir une conscience environnementale.

Q: Il y a un espoir pétrolier en Gaspésie. Même si on dit qu’en 2050 on ne veut plus utiliser de pétrole, d’ici là on va en importer des quantités énormes chaque année.  On développe le pétrole en Gaspésie ou pas?

R: J’ai bien entendu les élus de la Gaspésie être préoccupés. Ils veulent avoir un contrôle sur le développement du territoire en matière d’activité énergétique.

Q: On comprend qu’ils  ne veulent pas de puits de pétrole à côté des sources d’eau.

R: On est tout à fait d’accord. Dans toute chose, une approche équilibrée, c’est ce qui est payant à long terme. Le premier ministre dit qu’il faut mettre l’acceptabilité sociale à un très haut niveau. Moyennant l’acceptabilité sociale, on développe.  Il n’y a pas d’incompatibilité en ce qui me concerne, entre prendre les ressources d’un territoire, les gérer correctement en respect de l’environnement, et faire en sorte que la population puisse s’enrichir grâce aux ressources naturelles.

Q: Si j’avais eu à vous interviewer il y a 4-5 ans, la première chose dont j’aurais parlé, c’est le Plan Nord! Ça existe-tu encore?

R: On aura une très belle annonce dans les prochaines semaines, concernant la relance du Plan Nord. C’est quelque chose qui me tient beaucoup à cœur. La Chine a un intérêt pour les métaux, notamment pour le fer, on verra qu’il y a des investissements importants annoncés prochainement. Il y a de très belles perspectives pour le Plan Nord.

Q: Je ne m’adresse plus au ministre des Transports, mais à l’homme politique d’expérience... Est-ce que  l’opération d’hier (remaniement ministériel) est réussie?

R: J’entends les critiques. André Fortin aux Transports, je pense que c’est un choix audacieux. André est un gars formidable, intelligent, qui a une grande capacité. Si Philippe Couillard n’avait pas fait ce genre de choix là, on aurait reproché un manque d’audace. Une chose caractérise le leadership de Couillard. Il dit exactement ce qu’il va faire et fait exactement ce qu’il a dit. Il a dit qu’il voulait faire de la place aux femmes, on est à peu près à parité au Conseil des ministres. Il fait la place aux jeunes et dit qu’il leur fait confiance.

Q: On voudrait tous qu’André Fortin réussisse, mais il n’a que 9 – 10 mois devant lui. Les fonctionnaires sont en train de le «briefer», juste le temps qu’il s’acclimate à ses dossiers ça prend quelques mois. Pourra-t-il vraiment mettre les mains sur les commandes du ministère?

R: C’est le conseil que je lui ai donné hier, mais je ne veux pas faire la belle-mère. Il y a une belle cohésion au Conseil des ministres, et les gens d’expérience, s’ils le désirent, vont aider les plus jeunes.

Q: Il y a beaucoup de travail à faire à Québec, avec la défaite dans Louis-Hébert, c’est toute une alarme qui sonne...

R:  Véronyque Tremblay à Québec, elle est bien placée pour faire le travail, tout comme Sébastien Proulx. Elle vient s’ajouter à François Blais, et ça va faire un renouveau.

Q: Si Philippe Couillard avait fait preuve de «vrai courage», il en aurait mis une couple dehors.

R: Ce n’est pas une question de courage. Mettre les gens dehors c’est facile. Ce qui est difficile c’est d’amener une cohésion dans l’équipe. De regrouper et de faire preuve de «leadership» afin qu’il y ait une cohésion entre le Conseil des ministres et le caucus, et je pense que c’est réussi. 

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