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Cour canadienne de l’impôt

Rimouski : un candidat à la mairie encore hanté par son passé

Gilles Turmel | TVA Nouvelles

L’un des candidats à la mairie de Rimouski, Frédéric Rioux, doit à nouveau se justifier sur des démêlés qu'il a connus avec la justice.

En 2007, Frédéric Rioux a porté en appel une décision de Revenu Canada qui lui reprochait d'avoir caché des revenus d'entreprises pour les années 2001 et 2002. La Cour canadienne de l'impôt a rejeté sa demande d'appel dépeignant Rioux comme un homme d'affaires menteur et fraudeur.

La Cour soutient que Rioux a utilisé une manoeuvre frauduleuse pour profiter d'un programme gouvernemental permettant aux personnes à faible revenu d'acquérir un ordinateur.

Dans ce jugement, il est dit que Frédéric Rioux «est une personne sans scrupules, prête à tout pour se soustraire à ses obligations à l'endroit du fisc, qu'il n'avait aucune hésitation à mentir ou à utiliser des documents faux et mensongers pour arriver à ses fins et qu'il est un véritable exploiteur du système et de personnes démunies».

Frédéric Rioux soutient aujourd'hui qu'il s'agit d'une affaire du passé. «C'est un jugement qui a eu lieu il y a 16 ans. C'est dans le temps du programme Branchez les familles. Il y avait 500$ par ordinateur donné par le gouvernement pis tout le monde en ville a fait le même stratagème pis moi je l'ai fait aussi», a affirmé Frédéric Rioux à TVA Nouvelles.

Malgré tout, Frédéric Rioux entend demeurer dans la course à la mairie de Rimouski. Son nom sera bel et bien sur les bulletins de vote le 5 novembre. Et il soutient que les électeurs ne lui tiendront pas rigueur de son passé judiciaire. «Si je prends d'autres maires au Québec, il y en qui ont fait pire que ça et c'était directement relié à de la fraude électorale ou envers les villes, moi c'est vraiment au niveau personnel. Je ne pense pas que ça va me nuire», soutient le candidat à la mairie.

Au début août, TVA Nouvelles a dévoilé que Frédéric Rioux fait actuellement l'objet d'un recours judiciaire par la Société de l'assurance automobile du Québec qui lui réclame près de 180 000$, un montant obtenu à la suite d'un accident de la route et auquel il n'avait pas droit.

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