/news/currentevents

Mur de protection?

Boulevard de l'Université: un autre coroner propose à la Ville de Saguenay d'améliorer la sécurité

Jean-François Tremblay | TVA Nouvelles  

Un autre coroner recommande d'améliorer la sécurité sur le boulevard de l'Université à Saguenay.

C'est le troisième coroner à proposer l'installation d'un mur de béton pour diviser la chaussée.

Mais cette fois, le rapport de la coroner Nancy Bouchard va encore plus loin.

Le 15 mars 2016, une femme de 36 ans, Audrey Deschênes, est morte dans une collision dans la cuvette du boulevard de l'Université.

Elle a perdu la maîtrise de sa petite Elantra. Les conditions météo rendaient la chaussée glissante. Elle a heurté une auto venant en sens inverse.

C'était le deuxième décès en trois mois à survenir au même endroit, où plusieurs autres personnes ont péri dans des collisions.

Deux coroners avaient déjà proposé l'installation d'un mur de béton de type jersey pour séparer la circulation.

Ça n'a jamais été fait, mais la vitesse a été réduite de 90 à 70 km/h, en hiver, sur le boulevard de l’Université, entre la rue des Roitelets et le boulevard Saint-Jean-Baptiste.

Or, dans son rapport sur le décès d'Audrey Deschênes, la coroner Nancy Bouchard en rajoute.

Elle recommande à Saguenay de mettre en application les idées avancées dans l'étude de sécurité de la firme CIMA que la Ville a elle-même commandée.

Plusieurs mesures

Les recommandations: entretien et suivi adéquat de la chaussée, aménagement de refuges pour faciliter les opérations policières, installation de capteurs de l'état de la route avec panneaux de signalisation clignotant pour aviser de la chaussée glissante, implantation d'une bande rugueuse au centre du boulevard et installation d'un panneau affichant la limite de vitesse et celle pratiquée par un conducteur, car sur ce tronçon, une vitesse moyenne de 128 km/h a été observée.

La coroner Bouchard ajoute que Saguenay doit envisager un mur de béton de type jersey entre la rue des Roitelets et le boulevard Saint-Jean-Baptiste ainsi qu'un radar photo dans les deux directions.

Nancy Bouchard affirme qu'un ingénieur responsable de l'étude CIMA lui a dit que le mur de béton n'a pas été retenu parce que le site n'est pas accidentogène.

Pourtant, plusieurs tragédies s'y sont produites.