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Représentant 4500 employés

Le syndicat des machinistes de Bombardier contre-attaque

Agence QMI

L’Association Internationale des Machinistes et des travailleurs de l'Aérospatiale Syndicat des Machinistes (AIMTA) a décidé de ne pas rester muette face à l’imposition à Bombardier par le département américain du Commerce de droits compensatoires et antidumping de près de 300%.

Le syndicat, qui représente 4500 employés de Bombardier et plusieurs milliers d’autres qui oeuvrent dans l’industrie aéronautique au Québec et dans le reste du pays, a lancé lundi une campagne de «communications publiques destinée à sensibiliser et mobiliser la population».

 

«Nous faisons face à une mesure qui est dangereuse pour la stabilité de l’industrie aérospatiale canadienne et américaine, a affirmé David Chartrand, coordonnateur québécois du Syndicat des Machinistes, dans un communiqué. Nous devons nous lever et clamer haut fort combien cette décision est injustifiée.

«Les représentants de Boeing cherchent à profiter du penchant pour le protectionnisme de Washington pour fermer le marché des États-Unis à la Série-C, un appareil sans équivalent sur le marché. Ils agissent comme des fiers-à-bras en manipulant les lois américaines.»

L’AIMTA demande aux partis politiques «à faire front commun pour défendre les quelque 40 000 travailleurs et travailleuses de l’aérospatiale au Québec, répartis dans plus de 200 entreprises qu’ils soient syndiqués ou non». Le syndicat prévoit en outre multiplier les rencontres avec les gouvernements pour s'assurer de leur appui et trouver des solutions.

Au Québec, la campagne, dont le thème est «Tous debout», consistera en l’installation de panneaux publicitaires dans l’espace public et en la publication d’une vidéo sur le web au cours des prochaines semaines. Un panneau publicitaire géant sera notamment installé sur l'autoroute 13.

Au Canada anglais, c’est sous le slogan «We stand proud» que la campagne aura lieu.

Washington a décidé de sévir contre Bombardier à la suite d’une plainte du géant américain Boeing qui l’accusait d’avoir vendu à rabais 75 avions de la Série C aux États-Unis, soit au transporteur Delta Air Lines.

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