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L'avis d'un spécialiste en gestion de crise

«C’est fini la génération des ‘’mononcles’’ cochons!»

TVA Nouvelles

Il y aura évidemment un avant et un après pour Éric Salvail et Gilbert Rozon, deux personnalités du show-business québécois emportées par une vague de dénonciations ces jours-ci.

Si bien que les conseillers qui travaillent auprès des deux hommes devraient leur servir un avertissement: «Sois conscient que ta carrière vient de prendre une autre direction, et sois modeste sur tes objectifs futurs», estime le spécialiste en gestion de crise, Steve Flanagan.

Ce séisme dans le monde culturel québécois s’explique par un changement dans la façon de voir les choses. «C’est fini la génération des ‘’mononcles’’ cochons!» a-t-il résumé.

Si les deux vagues de dénonciations comportent des similitudes et sont nées d’un même mouvement, la façon de les gérer diffère d’un dossier à l’autre.

«Avec monsieur Salvail et monsieur Rozon, on voit deux approches complètement différentes», juge M. Flanagan. Dans l’affaire Rozon, «il a décidé d’aller au-devant de la sortie des articles et des témoignages qu’on a pu entendre à la radio pour dissocier ses affaires et ses engagements de sa personnalité».

Alors que dans l’affaire Salvail, on a plutôt choisi de réagir après la sortie d’un article. «On savait que ça s’en venait, on aurait pu faire le choix de faire une déclaration plus vite, mais on a décidé d’attendre». «On s’est dit: il y a un ouragan qui s’en vient, on va placarder les murs, les fenêtres et les portes, et on constatera les dommages par la suite», a expliqué le spécialiste.

À l’avenir, l’animateur devra se justifier ou donner sa version des faits, selon lui, «parce que c’est un personnage public, parce qu’il a bâti sa carrière autour de sa réputation qui est maintenant lourdement entachée». Il a d’ailleurs perdu toutes ses tribunes en une douzaine d’heures à peine. Mais selon Steve Flanagan, ses employeurs n’avaient pas le choix d’agir de la sorte.

«On bâtit une relation de confiance avec les consommateurs, avec les auditeurs, mais on a un produit qui est entaché», a-t-il expliqué.

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