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Abolis dans les années 2000

Pas de retour du cours d'éducation sexuelle à l'école

TVA Nouvelles

Alors que plusieurs groupes exigent le retour des cours d'éducation sexuelle à l'école, voilà que le ministre de l'Éducation ferme la porte. Il est toutefois déterminé à imposer aux professeurs de parler d'éducation sexuelle à l'école dès la prochaine année.

Les cours de formation personnelle et sociale ont été abolis dans les années 2000, mais voilà qu'après les révélations des derniers jours, l'opposition et plusieurs représentants de groupes de victimes d'actes criminels demandent le retour de ces cours.

Alors qu'il était de passage à Montréal, le ministre Sébastien Proulx veut imposer l'obligation aux écoles d'intégrer des notions d'éducation sexuelle.

«Il va falloir augmenter le rythme pour que ça se fasse, parce que les gens le réclament, je le souhaite. On était l'an dernier en projet pilote cette année ouvert à toutes les écoles, l'an prochain j'aimerais que ce soit obligatoire, a affirmé le ministre qui était de passage à Montréal. Alors le message à tout le monde c'est ça va se faire, je préfère être partenaire pour eux que de se le faire imposer.»

Pour l'année scolaire 2015-2016, une quinzaine d'écoles ont participé au projet pilote. Ce nombre est passé à environ 200 pour l'année 2016-2017. Toutefois, de ce nombre, aucune école de Montréal n’en fait partie.

L'idée d'étendre cette pratique ne passe pas auprès des syndicats: «Qu'on le fasse correctement, pas saupoudrer 5 à 15 heures dans le curriculum, pendant le français, pendant les mathématiques, pendant le cours de science. Ça n'a aucun sens», affirme Nathalie Morel, présidente de la Fédération autonome de l'enseignement.

La présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement soutient que le milieu a besoin de financement et de préparation pour instaurer une telle mesure.

«Quand le monde des affaires s'est uni et qu'on a décidé qu'on voulait un cours d'éducation financière, en six mois, ça s'est fait, un an? Ça fait sept ans qu'on piétine sur le cours d'éducation à la sexualité. Est-ce qu'on pourrait être sérieux et faire les choses correctement?» demande Josée Scalabrini.

Une sexologue évoque également le fait que les enseignants ne sont pas tous à l'aise ou encore en mesure de donner cette formation.

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